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Trump veut taxer 60 pays pour lutter contre le travail forcé

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L’administration américaine prépare une nouvelle salve de droits de douane sur les importations de plusieurs dizaines de pays, accusés de ne pas assez freiner le commerce de biens fabriqués sous contrainte. Une mesure qui pourrait toucher aussi bien le Canada, l’Union européenne ou le Mexique.

Donald Trump ne lâche rien sur le terrain commercial. Son administration envisage d’imposer des taxes douanières supplémentaires de 10 ou 12,5 % sur les produits venant de 60 économies. Le motif est sérieux. Le bureau du représentant américain au Commerce (USTR) estime que ces pays ne luttent pas assez contre le travail forcé, ce qui limite les échanges commerciaux des États‑Unis. Pour justifier cette décision, l’USTR s’appuie sur un outil juridique déjà rodé : la Section 301. Ce texte permet à Washington d’enquêter sur des pratiques jugées “déloyales” et de riposter par des taxes ou d’autres restrictions.

Les premiers ciblés sont déjà connus. L’USTR a annoncé des droits de douane de 10 % pour quatorze pays ou territoires, dont la Grande‑Bretagne, le Canada, l’Union européenne, l’Indonésie, le Mexique ou Taïwan. Quarante‑cinq autres nations, comme le Bangladesh, le Cambodge ou l’Argentine, écoperont de 12,5 %. Selon Jamieson Greer, le représentant américain au Commerce, cette situation est “inacceptable”. Il affirme que les travailleurs américains subissent une concurrence déloyale face à des produits fabriqués dans des conditions indignes.

Tous les secteurs ne sont pas concernés. Des exemptions sont prévues pour l’énergie, les terres rares, certains métaux, le café, des produits agricoles, des médicaments ou encore les pièces détachées d’avions. Une consultation publique est ouverte jusqu’au 6 juillet. En parallèle, l’administration Trump utilise une autre procédure d’urgence pour maintenir des taxes temporaires de 10 %, en vigueur jusqu’au 24 juillet. Et ce n’est pas fini. L’USTR a déjà proposé lundi des droits de douane de 25 % sur de nombreux produits brésiliens, en raison d’une enquête sur les pratiques numériques du pays. D’autres annonces pourraient tomber, notamment sur la Chine, visée par une enquête sur ses surcapacités industrielles.

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