Monde
Trump sort les griffes après la destruction d’un hélicoptère américain par l’Iran
Le président des États-Unis promet une riposte après la perte d’un appareil militaire au-dessus du détroit d’Ormuz. Cette annonce brutalise soudain…


Le président des États-Unis promet une riposte après la perte d’un appareil militaire au-dessus du détroit d’Ormuz. Cette annonce brutalise soudain l’espoir d’un accord de paix qui semblait à portée de main.
Donald Trump a mis les choses au clair sur son réseau Truth Social. Un hélicoptère Apache, l’un des plus sophistiqués de l’armée américaine, a été abattu par les Iraniens dans la nuit, alors qu’il survolait le détroit d’Ormuz. Les deux pilotes sont sains et saufs, mais le président américain est catégorique : les États-Unis doivent répondre à cette attaque.
Ce retournement est brutal. Quelques heures plus tôt, Trump assurait que la diplomatie américaine était sur le point de conclure un « très, très bon accord » pour mettre fin aux hostilités dans la région. Il parlait même d’un délai de deux à trois jours. Mais la reprise des combats entre l’Iran et Israël dimanche et lundi a tout fait basculer. Trois personnes ont été tuées, dont deux militaires, et 15 autres blessées en Iran, selon le dernier bilan. De son côté, le négociateur iranien, le puissant président du Parlement Mohammad Bagher Ghalibaf, a prévenu sur X : si Washington rompt ses engagements, Téhéran maîtrise d’autres langages que celui de la diplomatie.
Le fragile cessez-le-feu entré en vigueur le 8 avril n’aura tenu que quelques semaines. Les frappes ont repris de part et d’autre, avec trente missiles iraniens tirés contre Israël en représailles à une frappe israélienne sur Beyrouth. L’Iran a officiellement annoncé l’arrêt de son opération, mais a menacé d’actions « bien plus sévères » si les agressions continuaient, notamment au Liban. Et dans le sud du pays, la ville de Tyr a été vidée de ses habitants pour la première fois depuis le début de la guerre en mars. Le Hezbollah continue de refuser tout cessez-le-feu conditionnel.
Les marchés pétroliers, eux, ont immédiatement réagi. Alors que le baril de Brent avait flambé ces dernières semaines à cause du blocage du détroit d’Ormuz, il perdait plus de 4 % mardi, tombant à 90,23 dollars. Un signe que les investisseurs croyaient encore à une sortie de crise. Mais le ton de Trump vient de tout remettre en question.
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