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Trois morts dans un « bateau-taxi » au large de Dunkerque

Dans la nuit de mercredi à jeudi, un canot pneumatique a chaviré près de Dunkerque. Trois migrants ont perdu la vie alors qu’ils tentaient de gagner…

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Trois morts dans un « bateau-taxi » au large de Dunkerque

Dans la nuit de mercredi à jeudi, un canot pneumatique a chaviré près de Dunkerque. Trois migrants ont perdu la vie alors qu’ils tentaient de gagner l’Angleterre.

C’est un nouveau drame de la Manche qui s’est joué à l’aube. Vers 6 heures du matin, jeudi, un navire de sauvetage a retrouvé trois personnes inanimées à bord d’une petite embarcation, à l’ouest du port de Dunkerque. Elles n’ont pas survécu. La préfecture maritime explique que ce départ avait été signalé dans la nuit, dans le secteur de Dunkerque. Le bateau a ensuite été repéré vers 6 heures, et les secours ont été déclenchés. Une demi-heure plus tard, les trois victimes étaient évacuées, sans vie.

Ces traversées ne ressemblent plus aux images des canaux surchargés qu’on a vues ces dernières années. Les passeurs ont changé de méthode. Ils utilisent désormais des canots pneumatiques rapides, surnommés « bateaux-taxis », qui longent les côtes du nord de la France et de la Belgique. Le but est de récupérer des migrants directement sur le rivage, pour tenter une traversée plus discrète et plus risquée. Une technique qui multiplie les dangers, surtout quand la mer est agitée ou que l’embarcation est trop chargée.

Ce naufrage intervient dans un contexte politique tendu. En août 2025, la France et le Royaume-Uni ont signé un accord baptisé « un pour un ». Le principe est simple : chaque migrant arrivé en Angleterre sur une petite embarcation peut être renvoyé en France, tandis qu’un nombre équivalent de personnes obtient le droit d’entrer légalement au Royaume-Uni. Un mécanisme censé dissuader les traversées clandestines, mais qui n’empêche pas les drames humains. Ce dernier épisode rappelle que, malgré les accords et les patrouilles, la route de la Manche reste mortelle.

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