News
Trois ans après la mort de Nahel, une autorité indépendante réclame des sanctions contre les policiers
La Défenseure des droits estime que le tir n’était « pas absolument nécessaire ». Elle demande au ministre de l’Intérieur d’engager des poursuites…


La Défenseure des droits estime que le tir n’était « pas absolument nécessaire ». Elle demande au ministre de l’Intérieur d’engager des poursuites disciplinaires contre les deux agents impliqués.
Le 27 juin 2023, Nahel Merzouk, 17 ans, était tué d’une balle à bout portant lors d’un contrôle routier à Nanterre. Son décès a déclenché des nuits d’émeutes partout en France et est devenu un symbole des violences policières. Trois ans plus tard, la Défenseure des droits, Claire Hédon, vient de rendre publiques les conclusions de son enquête. Et elles sont cinglantes. Dans un rapport de 39 pages, elle pointe une série de manquements déontologiques graves de la part des deux policiers présents ce jour-là.
Selon l’autorité indépendante, le simple fait d’avoir engagé une course-poursuite avec Nahel était déjà une erreur. Les consignes de l’époque limitaient ce type d’intervention à des faits d’une certaine gravité, ce qui n’était pas le cas ici. Surtout, le policier qui a tiré s’est penché à l’intérieur de la voiture, arme à la main, un geste « non conforme aux gestes techniques de sécurité ». Au moment où l’adolescent a redémarré à faible vitesse, les agents n’étaient pas sur la trajectoire du véhicule. Pour la Défenseure, il n’y avait donc « pas de péril imminent ». Elle conclut que l’usage de l’arme n’était « pas absolument nécessaire » ni proportionné.
Les avocats de la famille de Nahel ont immédiatement salué ce rapport. Me Frank Berton dénonce une « protection scandaleuse » de certains fonctionnaires de police, qui n’avaient jusque-là subi aucune sanction disciplinaire. L’auteur du tir avait même été réintégré et soutenu par sa hiérarchie. Côté judiciaire, l’affaire connaît un nouveau rebondissement. La Cour de cassation a récemment annulé la requalification des faits en violences pour le policier, rouvrant la voie à un possible procès pour meurtre. L’affaire est renvoyée devant la cour d’appel de Versailles. Le second policier, lui, a bénéficié d’un non-lieu définitif. Le ministère de l’Intérieur n’a pas encore réagi à la demande de la Défenseure des droits.





PolitiqueEn Ligne 6 joursLes députés rejettent le budget 2027, Lecornu face à un casse-tête



Faits DiversEn Ligne 3 joursMimi Marchand jette l’éponge en pleine audience, Karine Le Marchand vide son sac



EuropeEn Ligne 5 joursTrump réclame un nouveau président en Ukraine et Zelensky dénonce un écran de fumée



MondeEn Ligne 7 joursSantiago ensevelie sous la boue, un quartier cossu déclaré zone de catastrophe



PolitiqueEn Ligne 7 joursLe Rassemblement national rate sa journée à l’Assemblée, bloqué par la gauche et le centre



SociétéEn Ligne 5 joursLa mobilisation lycéenne ne lâche rien et prépare une journée à haut risque



SociétéEn Ligne 15 heuresLa 2CV revient en version électrique et divise ses fidèles



PolitiqueEn Ligne 5 joursÀ Gergovie, Mélenchon va chercher dans l’Histoire de quoi nourrir sa campagne








