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Toulouse vise le doublé dans une finale caniculaire

Avant le choc de samedi au Stade de France, Guy Novès décrypte la machine à gagner toulousaine. Le triple tenant du titre est plus que jamais favori face…

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Toulouse vise le doublé dans une finale caniculaire

Avant le choc de samedi au Stade de France, Guy Novès décrypte la machine à gagner toulousaine. Le triple tenant du titre est plus que jamais favori face à Montpellier, malgré une chaleur qui promet d’être écrasante.

Samedi soir, le Stade de France va bouillir. Pas seulement à cause de l’ambiance. La canicule s’invite sur la finale du Top 14 et les températures devraient rester très élevées à 21 heures. Un défi supplémentaire pour les organismes, mais pas de quoi perturber les pronostics. Le Stade Toulousain arrive en immense favori. La semaine dernière, les hommes d’Ugo Mola ont atomisé le Racing 92 sur le score de 71 à 17 à Marseille. Une démonstration de force qui en dit long sur leur appétit. Triple tenant du titre, ils visent un sixième sacre en sept ans. Une hégémonie rare dans le sport français.

Pour comprendre cette longévité, Guy Novès est l’homme idéal. L’ancien entraîneur légendaire de Toulouse, qui a mené le club de 1993 à 2015, livre son analyse dans la presse régionale. Selon lui, tout repose sur une culture de l’exigence et de la transmission. « Quand on est un bon élève et qu’on a de bonnes notes, on a toujours envie d’avoir des bonnes notes », résume-t-il simplement. Il insiste sur le passage de relais entre générations. « Je suis content de voir que les enfants de joueurs que j’ai connus, comme Romain Ntamack avec Émile, ont envie de faire mieux que leurs parents. Cette envie, elle se transmet. Le club se charge de ça. Et il a beaucoup d’avance. »

L’organisation interne a aussi changé du tout au tout. « Quand j’étais joueur, il y avait un entraîneur. Aujourd’hui, le staff est composé de 25 ou 30 membres. Il y a des spécialistes dans tous les secteurs. Cette flamme s’entretient sans faille », poursuit Novès. Il cite l’exemple de l’entente entre Ugo Mola et le président Didier Lacroix comme clé de la réussite. Une transmission qu’il observe jusque dans sa vie personnelle. « Quand j’amène mes petits-enfants à l’entraînement, je perçois ce leitmotiv de l’élève qui a envie de dépasser le maître. » Un état d’esprit qui a déjà fait ses preuves face à Montpellier, tombeur en finale 2011 (15-10). Novès se souvient d’un « match très très difficile » remporté sur le fil. Samedi, l’histoire pourrait bien se répéter.

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