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Téhéran pose ses conditions avant de rouvrir le détroit d’Ormuz
L’Iran et Oman discutent d’un couloir de navigation temporaire et d’un déminage dans le détroit d’Ormuz. Mais Téhéran prévient que la réouverture ne se…


L’Iran et Oman discutent d’un couloir de navigation temporaire et d’un déminage dans le détroit d’Ormuz. Mais Téhéran prévient que la réouverture ne se fera pas sans la fin de la guerre avec les Etats-Unis.
À Mascate, les chefs de la diplomatie iranienne et omanaise ont planché sur un accord-cadre prévoyant un passage maritime provisoire et une opération de déminage. Le ministre omanais des Affaires étrangères s’est montré confiant sur les réseaux sociaux, évoquant l’annonce prochaine de modalités concrètes pour rétablir une navigation sûre. Son homologue iranien a insisté sur des solutions pensées par les pays de la région et a cité ce projet de corridor comme une parfaite illustration de cette approche.
Mais sur le fond, Téhéran ne lâche rien. Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères a prévenu que le détroit ne rouvrirait pas tant que Washington n’aurait pas pleinement honoré ses engagements. Il a mis plusieurs conditions sur la table. La fin de la guerre sur tous les fronts, la levée du blocus et un règlement de la situation au Yémen. En cas de nouvelles sanctions américaines, l’Iran dit qu’il visera directement les intérêts économiques des Etats-Unis. De son côté, Donald Trump a affirmé que les mines avaient toutes été retirées ou détruites dans les eaux internationales et que tout navire posant de nouvelles charges serait coulé. Une version que Téhéran a formellement démentie.
Le conflit dure depuis près de six mois. Il a éclaté après des frappes israélo-américaines sur l’Iran, qui a riposté en touchant des pays alliés de Washington dans la région et en verrouillant ce passage stratégique. Avant la guerre, un cinquième des hydrocarbures mondiaux transitaient par Ormuz. Cette fermeture quasi continue a fait flamber les prix du pétrole et mis une pression énorme sur la Maison-Blanche à l’approche des élections de mi-mandat. Washington a répliqué en bloquant les ports iraniens et vient d’annoncer un nouveau train de sanctions visant les partenaires commerciaux de l’Iran, sur l’or, la technologie, les actifs numériques, l’aviation et le transport maritime.
Les effets se font sentir jusque dans les rues de Téhéran, où les automobilistes se sont pressés dans les stations-service. Pourtant, les marchés veulent croire à une issue. Les opérateurs ont poussé le pétrole en baisse de plus de 2% et le Brent repassait sous la barre des 90 dollars. Téhéran, lui, a déjà prévenu qu’un retour à la situation d’avant-guerre dans le détroit n’était tout simplement pas envisageable.
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