Économie
Spacex et les géants de l’IA débarquent en Bourse avec un record historique
Le 12 juin, SpaceX fait son entrée à Wall Street. Derrière, six autres poids lourds de l’IA préparent leur introduction pour 2026, avec une valorisation…


Le 12 juin, SpaceX fait son entrée à Wall Street. Derrière, six autres poids lourds de l’IA préparent leur introduction pour 2026, avec une valorisation cumulée de 4600 milliards de dollars.
C’est un chiffre qui donne le vertige. La somme des valorisations des sept entreprises attendues cette année sur les marchés dépasse les 4600 milliards de dollars. Pour prendre la mesure, depuis sa création en 1792, le New York Stock Exchange a vu passer toutes les introductions en Bourse pour un total d’environ 1500 milliards. Autrement dit, ces quelques sociétés pourraient valoir trois fois plus que l’ensemble des IPO réalisées en plus de deux siècles. SpaceX ouvre le bal le 12 juin, suivie par OpenAI, Anthropic, Databricks, Stripe et Anduril. Une concentration de valeur jamais vue.
Comment justifier de tels montants Prenez SpaceX. La société a généré 18,67 milliards de dollars de revenus en 2025 et n’est toujours pas rentable. Pourtant, sa valorisation est estimée entre 1500 et 2300 milliards. Ce n’est plus une simple entreprise d’exploration spatiale. Les investisseurs parient sur son rôle central dans l’infrastructure de demain communications par satellite, connectivité mondiale et transfert de données pour l’intelligence artificielle. Sans l’IA, ces chiffres seraient difficiles à comprendre. L’intelligence artificielle est le moteur caché de cette folie valorisation. Elle explique aussi le timing de ces annonces.
Mais attention à ne pas s’emballer trop vite. L’impact immédiat sur les marchés reste mesuré. Ces sociétés ne mettent en vente qu’environ 10% de leur capital via l’IPO. Le Nasdaq, où elles seront listées, limite la pondération à 300% du flottant. Résultat, SpaceX, OpenAI et Anthropic ne pèseront au début qu’entre 1,5 et 2% de l’indice. Les ETFs les plus populaires devront probablement rééquilibrer leurs positions, peut-être vendre d’autres titres pour s’adapter. À plus long terme, quand les restrictions de cession tomberont pour certains actionnaires, leur part augmentera. Entre-temps, une question taraude les analystes le marché américain peut-il absorber 4600 milliards sans perturbations Cela représente plus de 14% du PIB des États-Unis. Personne n’a encore de réponse définitive.
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