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Sous les secousses, Cuba retient son souffle

Un séisme de magnitude 6,1 a frappé l’ouest de Cuba, de La Havane à Pinar del Rio. Aucun dégât ni victime n’a été signalé, mais la peur a envahi les rues.

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Sous les secousses, Cuba retient son souffle

Un séisme de magnitude 6,1 a frappé l’ouest de Cuba, de La Havane à Pinar del Rio. Aucun dégât ni victime n’a été signalé, mais la peur a envahi les rues.

Ce lundi, la terre a tremblé dans l’ouest de Cuba. L’épicentre du séisme, enregistré par les instruments américains, se trouvait à une centaine de kilomètres de la pointe occidentale de l’île. La secousse a été ressentie dans toute la région, des provinces de Pinar del Rio à la capitale La Havane, où vivent 1,7 million de personnes. Les autorités cubaines ont rapidement communiqué: pas de dégât matériel, pas de blessé. Mais l’onde sismique a même été perçue jusqu’en Floride, aux États-Unis.

Dans les rues de La Havane, les habitants ont vécu de longues secondes de panique. Des témoins racontent vingt secondes de secousses, assez longues pour vider les immeubles. Carmel Delgado, une économiste de 47 ans, n’avait jamais ressenti cela. Elle a d’abord cru à un simple vertige. Puis la peur l’a poussée, comme beaucoup, à sortir en courant. Dans un studio d’enregistrement au cinquième étage, l’acteur Francis Ruiz a vu la table bouger sous ses yeux. « Ca a été la panique », raconte-t-il: tout le monde a dévalé les escaliers.

Du côté de Pinar del Rio, même scène. Caridad Fernandez, 68 ans, était chez elle quand son lit s’est mis à danser. « Ça nous a fait peur », dit-elle. Les voisins se sont retrouvés dans la rue, tous choqués par ce phénomène inhabituel. Car d’habitude, les séismes touchent plutôt l’est de l’île, là où les plaques tectoniques se rencontrent. Cette fois, c’est l’ouest qui a tremblé. Et cela tombe dans un contexte très tendu: Cuba traverse une crise économique et sociale profonde, renforcée par le blocus américain. Jeudi dernier, un responsable de l’ONU sur place a même parlé d’« urgence humanitaire » grandissante, alors que la saison des ouragans commence à peine. Un cocktail de tensions qui rend chaque secousse un peu plus inquiétante.

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