Société
Sept substances hallucinogènes bannies face à des intoxications mortelles
À partir de mercredi, sept dérivés de synthèse d’une drogue hallucinogène seront interdits en France. La raison : une hausse des cas graves, dont un…

À partir de mercredi, sept dérivés de synthèse d’une drogue hallucinogène seront interdits en France. La raison : une hausse des cas graves, dont un décès, rapportée par les autorités sanitaires.
L’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) a annoncé mardi l’interdiction de sept tryptamines de synthèse. Ces substances sont fabriquées en laboratoire pour renforcer les effets hallucinogènes de molécules que l’on trouve naturellement dans certaines plantes, champignons ou animaux. Mais ces versions chimiques présentent un danger bien plus élevé. De début 2020 à fin 2024, une enquête nationale a recensé 27 signalements liés à ces drogues. Parmi eux, 16 étaient graves : 11 personnes ont été hospitalisées, 4 ont connu des situations médicales critiques et une a frôlé la mort. Un décès a également été enregistré, mais après une consommation mélangée à d’autres produits. L’année 2025 a déjà vu 13 nouveaux signalements, un chiffre qui a poussé l’agence à agir.
Ces tryptamines de synthèse se présentent sous forme de poudre, de liquide ou même incorporées dans des aliments comme du chocolat ou des bonbons. Les sept substances visées portent des noms de code comme AMT, 4-AcO-DMT ou 5-MeO-DMT. Leur mise sur la liste des stupéfiants signifie que leur production, leur vente et leur usage seront totalement interdits à compter du 10 juin. Les autorités alertent sur les risques multiples : troubles neurologiques avec perte de conscience possible, crises d’angoisse, hallucinations, idées suicidaires, accélération du rythme cardiaque, vomissements ou encore douleurs musculaires. En cas d’intoxication suspectée, les secours sont invités à contacter un centre d’addictovigilance ou un centre antipoison.
Pour les personnes qui auraient consommé ces substances et se sentent mal, ou pour leurs proches, l’ANSM donne une consigne simple : appeler le 15 en cas de signes alarmants comme une perte de connaissance, une attaque de panique ou des pensées délirantes. L’agence européenne des drogues (EUDA) souligne aussi que la consommation de plusieurs substances en même temps amplifie les risques. Dans son rapport annuel, elle met en garde contre la large disponibilité de ces produits psychoactifs de plus en plus variés et appelle à investir dans la prévention et l’accompagnement des usagers.
À lire aussi

SociétéEn Ligne 7 joursLa 2CV revient en version électrique et divise ses fidèles
Faits DiversEn Ligne 4 joursÀ Lille, la mairie forcée et l’Apple Store pillé
Faits DiversEn Ligne 4 joursLimoges regarde son hôtel de ville partir en fumée
CultureEn Ligne 5 joursCéline Dion referme en beauté son marathon parisien
SociétéEn Ligne 4 joursÀ Limoges, la mairie brûle et le maire accuse l’État d’avoir lâché ses policiers
SociétéEn Ligne 5 joursÉlèves, gilets jaunes et syndicats unissent leurs colères dans la rue
Faits DiversEn Ligne 4 joursDes commerces du 11e arrondissement pris pour cible après la manifestation
Faits DiversEn Ligne 6 joursÀ Marseille, la guerre de la drogue marque une pause inédite
















