Monde
Riyadh Air décolle l’Arabie saoudite veut bousculer les géants du Golfe
La nouvelle compagnie nationale saoudienne a effectué son premier vol vers Londres, après des années de préparation et de retard. Objectif transformer…


La nouvelle compagnie nationale saoudienne a effectué son premier vol vers Londres, après des années de préparation et de retard. Objectif transformer Ryad en hub mondial du transport aérien, même au cœur d’une région en guerre.
C’est un avion tout neuf, un Boeing 787 Dreamliner aux couleurs lavande et or moka, qui a quitté Ryad mercredi à 02h35 du matin pour rejoindre Londres Heathrow. Ce vol marque le lancement officiel de Riyadh Air, la nouvelle compagnie nationale que l’Arabie saoudite veut imposer face à Emirates, Qatar Airways ou Etihad. Son patron, un Britannique qui a dirigé cette dernière pendant quatre ans, parle de redonner du glamour et de l’élégance au voyage aérien.
L’ambition est immense. Riyadh Air prévoit de relier plus de 100 villes internationales d’ici cinq ans et espère desservir 22 destinations dès mars 2027. Pour y parvenir, elle a commandé 132 Boeing 787 Dreamliner et signé un accord pour 25 Airbus A350, avec une option sur 50 de plus. En parallèle, le royaume construit un nouvel aéroport à Ryad, capable d’accueillir 120 millions de passagers par an à l’horizon 2030. Aujourd’hui, l’aéroport en gère 53 millions.
Mais le chemin a été long et semé d’embûches. Le lancement était initialement prévu en 2025. Les retards de livraison chez Boeing, liés aux problèmes de certification et de chaîne d’approvisionnement, ont repoussé l’échéance. Pendant plus d’un an, les équipes ont dû patienter. Le contexte régional n’a pas arrangé les choses. La guerre qui secoue le Moyen-Orient perturbe le trafic aérien dans plusieurs pays du Golfe. L’Iran a multiplié les attaques contre des aéroports, visant Dubaï, Abou Dhabi, Koweït et Manama. Ryad a été moins touchée, même si une attaque a été interceptée près de son aéroport dès les premiers jours du conflit.
Riyadh Air est un projet clé du plan Vision 2030, lancé par le prince héritier Mohammed ben Salmane pour diversifier l’économie saoudienne et réduire sa dépendance au pétrole. La compagnie promet de créer 200.000 emplois directs et indirects. Pourtant, certains analystes jugent le marché régional déjà saturé. Les compagnies saoudiennes ont un atout de taille un marché intérieur de 35 millions d’habitants, le plus vaste de la zone. Alors que d’autres projets phares comme la ville futuriste Neom ont été revus à la baisse pour raisons budgétaires, Riyadh Air reste un symbole fort des ambitions du royaume, qui accueillera l’Exposition universelle en 2030 et la Coupe du monde de football en 2034. L’objectif est de tripler le trafic aérien du pays pour atteindre 330 millions de passagers d’ici la fin de la décennie.
À lire aussi





SociétéEn Ligne 4 joursCes influenceurs qui vendent du rêve et que leurs abonnés commencent à lâcher



CultureEn Ligne 6 joursCéline Dion de retour sur scène, en larmes devant 30 000 fans à Nanterre



Faits DiversEn Ligne 7 joursUn bout de rail au cœur de l’enquête sur le déraillement près de Rouen



SociétéEn Ligne 6 joursGrève et fronde à Radio France contre l’arrivée d’un éditorialiste de Valeurs actuelles



PolitiqueEn Ligne 6 joursFête de l’Humanité, deux voix de gauche et un même fauteuil à prendre



CultureEn Ligne 4 joursCatherine Ringer, la voix libre des Rita Mitsouko, s’est tue



PolitiqueEn Ligne 6 joursMarine Le Pen remonte au front pour relancer la machine



SociétéEn Ligne 5 joursÀ Bussy-Saint-Georges, le plus grand temple hindou d’Europe continentale a ouvert ses portes








