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Près d’un Français sur deux meurt encore du cancer ou du cœur

Les tumeurs et les maladies cardiovasculaires ont causé près de la moitié des décès en France en 2024. Malgré un taux de mortalité historiquement bas, le…

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Près d'un Français sur deux meurt encore du cancer ou du cœur

Les tumeurs et les maladies cardiovasculaires ont causé près de la moitié des décès en France en 2024. Malgré un taux de mortalité historiquement bas, le pays n’a pas retrouvé sa tendance d’avant le Covid.

Sur plus de 641 000 décès enregistrés l’an dernier, les cancers représentent 27,1 % des morts et les maladies du cœur et des vaisseaux 21,2 %. Ce duo reste largement en tête, même si leur part diminue doucement. Le taux de mortalité général a lui atteint un niveau inédit, avec 777,9 décès pour 100 000 habitants. Un chiffre encourageant, mais qui cache une mauvaise nouvelle. Les scientifiques qui suivent ces statistiques année après année préviennent que cette baisse aurait dû être plus marquée si la tendance d’avant 2020 s’était prolongée. La pandémie de Covid a cassé cette dynamique et la France ne l’a toujours pas rattrapée.

Du côté des cancers, le tableau est contrasté. La mortalité recule globalement, sauf pour le pancréas, dont le nombre de décès ne cesse d’augmenter. Chez les femmes, les cancers du poumon, des bronches et de la trachée grimpent aussi. Autre point important les personnes qui meurent d’un cancer sont en moyenne plus jeunes que celles qui décèdent d’autres causes. Cela signifie que ces maladies continuent de faucher des vies actives et qu’elles pèsent lourd dans les années de vie perdues.

Une troisième grande cause de décès prend de l’ampleur les maladies respiratoires. Elles ont provoqué 8,2 % des morts en 2024, hors Covid. Leur progression s’explique en partie par une épidémie de grippe qui a démarré tôt et a atteint son pic à la mi-janvier 2025. Le Covid lui continue de reculer. Pour 2025, les premières estimations montrent une tendance similaire avec une légère baisse des décès par cancer et par maladies cardio-neurovasculaires. Mais les chercheurs restent prudents le bilan n’est pas encore définitif.

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