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« On m’a déjà punie sans m’entendre » : la magistrate d’Auch se défend dans l’affaire Lyhanna

Visée par un rapport accablant après le meurtre de la collégienne Lyhanna, la substitute du parquet d’Auch assure ne pas avoir eu la parole pour se…

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"On m'a déjà punie sans m'entendre" : la magistrate d'Auch se défend dans l'affaire Lyhanna

Visée par un rapport accablant après le meurtre de la collégienne Lyhanna, la substitute du parquet d’Auch assure ne pas avoir eu la parole pour se justifier. Dans un message privé, elle dit subir une condamnation avant même tout jugement.

Le dossier Lyhanna continue de faire des vagues. Une magistrate du tribunal d’Auch se retrouve sous le feu des critiques après la publication d’un rapport d’inspection qui pointe une série de dysfonctionnements dans le suivi de cette affaire. Selon ce prérapport, la substitute aurait commis des erreurs, des retards et une mauvaise évaluation de la situation de l’adolescente. Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, a réclamé des sanctions disciplinaires.

Mais la principale intéressée ne l’entend pas de cette oreille. Dans un message révélé récemment, elle confie son sentiment d’injustice. « C’est très difficile d’entendre tout ça sans pouvoir se défendre », écrit-elle. Elle estime que son sort est déjà scellé dans l’opinion publique et politique, alors que la procédure disciplinaire n’a pas encore eu lieu. Une sanction a déjà été prise contre elle : son habilitation à traiter les dossiers de mineurs lui a été retirée. Pour elle, c’est une punition anticipée.

Dans ce même message, la magistrate tente d’expliquer le contexte de son travail. Elle rappelle qu’elle a traité ce dossier en cinq semaines, là où d’autres juridictions auraient mis plusieurs mois. « Je ne pouvais pas faire mieux », assure-t-elle. Elle évoque aussi des conditions de travail difficiles, avec des heures à rallonge et une pression constante. Le Conseil supérieur de la magistrature devra trancher dans les mois à venir sur son éventuelle faute professionnelle. En attendant, elle continue de clamer son bon droit, sans pouvoir s’exprimer publiquement.

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