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Ochoa, l’éternel, a pleuré devant son public

Le gardien mexicain de 40 ans a vécu ses dernières minutes en sélection lors d’un Mondial à domicile. Une sortie émouvante, sous les yeux de tout un stade.

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Ochoa, l'éternel, a pleuré devant son public

Le gardien mexicain de 40 ans a vécu ses dernières minutes en sélection lors d’un Mondial à domicile. Une sortie émouvante, sous les yeux de tout un stade.

Il a 40 ans, six Coupes du monde dans les jambes — comme Messi et Ronaldo — et pourtant, Ochoa n’a jamais autant pleuré sur un terrain. Ce mercredi soir, le Mexique menait déjà 2-0 contre la République tchèque dans un Estadio Azteca survolté. La qualification était acquise, la première place assurée. Javier Aguirre, le sélectionneur, a alors doucement sorti son joker ultime.

À la 78e minute, le gardien remplaçant est entré en jeu. Pas pour sauver un penalty ou repousser un tir. Juste pour exister, une dernière fois, sous les applaudissements. Ochoa n’a joué que douze petites minutes, mais ces secondes étaient chargées d’une vie entière. Avant même de fouler la pelouse, il avait les yeux rouges. Les 80 000 spectateurs de Mexico, debout, scandaient son nom comme un adieu.

Après le match, ses coéquipiers l’ont porté en triomphe. Lui, le héros des clubs et des sélections, n’arrivait pas à retenir ses larmes. « Beaucoup d’années me sont revenues, beaucoup d’histoires, a-t-il raconté. Mon premier match ici dans ce but. Soulever des trophées avec mon club. Les moments avec l’équipe nationale. L’affection du public. Je suis simplement reconnaissant. »

Ochoa n’a pas joué en 2006 ni en 2010. Mais il aura marqué chaque Mondial de sa présence, de ses arrêts spectaculaires, de son sourire. Cette 154e sélection était sans doute la dernière. Le gardien de l’AEL Limassol prendra sa retraite à la fin de ce tournoi. Pourtant, en quittant la pelouse, il a lancé : « Ça a été un magnifique dernier chapitre de ma carrière. Je n’ai que de la gratitude. »

Ce chapitre, le Mexique entier l’a écrit avec lui.

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