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Neuf mois sans rien faire : la colère monte après l’enlèvement de Lyhanna

La porte-parole du gouvernement juge « insupportable » ce que l’on découvre sur les enquêtes concernant le suspect, visé par une plainte pour viol restée…

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Neuf mois sans rien faire : la colère monte après l'enlèvement de Lyhanna

La porte-parole du gouvernement juge « insupportable » ce que l’on découvre sur les enquêtes concernant le suspect, visé par une plainte pour viol restée sans suite pendant neuf mois. Une double enquête administrative est lancée.

Ce sont des images qui hantent les Français depuis vendredi. Lyhanna, 11 ans, a disparu. Et ce que l’on apprend sur l’homme soupçonné de son enlèvement provoque une onde de choc. Ce dernier avait déjà fait l’objet de signalements et d’une plainte déposée en août 2025 par la mère d’une autre mineure, pour des viols commis entre septembre 2024 et mai 2025 à son domicile. Pourtant, neuf mois plus tard, le suspect n’avait toujours pas été entendu.

Maud Bregeon l’a reconnu elle-même ce matin sur Europe 1 et Cnews. Elle « partage l’indignation de tous les Français ». Pour elle, ce qui se découvre jour après jour est « absolument insupportable ». Derrière cette affaire, c’est toute une mécanique qui est remise en question. « Quelle place donne-t-on à la parole des victimes ? Comment les enquêtes sont-elles suivies ? », s’interroge-t-elle. La colère est légitime, dit-elle, et elle appelle à « continuer à augmenter les moyens de la justice ».

Le gouvernement ne reste pas les bras croisés. Les ministres de l’Intérieur et de la Justice, Laurent Nuñez et Gérald Darmanin, ont saisi conjointement l’Inspection générale de la justice et celle de la gendarmerie nationale. Objectif : identifier « d’éventuels dysfonctionnements » dans le suivi de ces enquêtes. Car le problème ne date pas d’hier. « Nous avons massivement augmenté les moyens de la justice depuis neuf ans, mais de toute évidence il faudra aller au-delà », a insisté Maud Bregeon.

De son côté, Raphaël Glucksmann, le dirigeant de Place publique, ne cache pas sa révolte. « On ne peut pas avoir une plainte et dix mois plus tard rien », a-t-il lancé sur franceinfo. Lui aussi réclame des moyens supplémentaires, pour que les dossiers les plus graves « remontent tout en haut de la pile » et soient traités rapidement. Une question brûlante qui dépasse le cas de Lyhanna et interroge la capacité de la justice à protéger les plus vulnérables.

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