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Négociations Iran États-Unis un report surprise qui relance les interrogations

Ce vendredi, les émissaires américains et iraniens devaient se retrouver en Suisse pour avancer sur leur protocole d’accord. Mais la rencontre a été…

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Négociations Iran États-Unis un report surprise qui relance les interrogations

Ce vendredi, les émissaires américains et iraniens devaient se retrouver en Suisse pour avancer sur leur protocole d’accord. Mais la rencontre a été déprogrammée au dernier moment, provoquant une vague de questions que le ministre français des Affaires étrangères invite à ne pas amplifier.

Les discussions entre Washington et Téhéran prennent un tour inattendu. Alors que tout était calé pour une réunion de travail en Suisse, le rendez-vous a été annulé dans la précipitation. Le vice-président américain J.D. Vance, qui devait s’y rendre, n’a même pas embarqué. Son équipe et des journalistes l’attendaient sur le tarmac de la base militaire d’Andrews, près de la capitale. Puis l’ordre est tombé l’avion ne décollera pas.

Pourquoi ce revirement de dernière minute ? Officiellement, la session a perdu de son urgence. Mercredi, l’Iran et les États-Unis ont déjà signé un accord à Versailles. L’objet de la réunion de ce vendredi était surtout de mettre en œuvre les premières mesures concrètes. Jean-Noël Barrot, chef de la diplomatie française, appelle à ne pas tirer de conclusions hâtives. « Le plus dur reste à faire, bien sûr, mais cette réunion avait perdu une partie de son intérêt », a-t-il expliqué. Selon lui, le vrai travail se joue désormais au niveau technique pour activer les étapes prévues la réouverture du détroit d’Ormuz, le passage des navires et la fin des hostilités sur tous les fronts.

L’enjeu central reste le programme nucléaire iranien. Donald Trump a certifié que Téhéran a accepté de renoncer à l’arme atomique. Mais pour Jean-Noël Barrot, cela ne suffit pas. « Pour que l’Iran et son régime cessent d’être une source d’instabilité, une menace pour leur environnement, il est essentiel que soit traité le programme nucléaire avec des restrictions très strictes, mais aussi son programme de missiles », a-t-il insisté. Le ministre prévient ne pas céder à la panique, mais ne pas baisser la garde non plus. Le chemin vers une désescalade durable reste semé d’obstacles.

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