Nous rejoindre sur les réseaux

Monde

Négociations de paix au point mort alors qu’Israël continue de bombarder le Liban

Article

le

Les pourparlers sous l’égide des États-Unis n’ont pas stoppé les frappes israéliennes sur le sud du Liban. Washington accuse le Hezbollah de bloquer un accord, mais les deux camps peinent à trouver un terrain d’entente.

Israël bombarde toujours le sud du Liban, malgré une nouvelle session de négociations qui s’est ouverte mardi à Washington. Les délégations libanaise et israélienne se sont rencontrées au département d’État, sans faire de déclaration publique. Pendant ce temps, l’armée israélienne a visé une vingtaine de localités, et le Hezbollah a riposté contre les soldats israéliens présents dans la zone. Le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, assure que sans le Hezbollah, un accord de paix serait possible dès demain. Mais le mouvement chiite, soutenu par l’Iran, refuse tout cessez-le-feu partiel.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a promis de poursuivre les opérations dans le sud du Liban pour écraser le Hezbollah. Il affirme vouloir protéger le nord d’Israël. Son ministre de la Défense, Israël Katz, a même déclaré que les États-Unis avaient validé ce principe. Pourtant, Donald Trump aurait traité Netanyahu de complètement fou lors d’un appel, l’accusant de saboter les discussions avec l’Iran. De son côté, le Hezbollah exige un cessez-le-feu global et refuse toute trêve limitée. Les États-Unis insistent pour séparer le dossier libanais des négociations avec Téhéran, ce que l’Iran rejette.

Les frappes ont déjà fait plus de 3 400 morts au Liban selon le ministère de la Santé, et plus d’un million de personnes ont été déplacées. Côté israélien, 26 soldats ont été tués. Dans la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah, les habitants vivent dans la peur. Un hôpital de Tyr a rouvert après avoir été touché, et un médecin y a porté un nouveau-né, symbole d’espoir. Mais près de Saïda, une famille entière a péri sous les décombres. Le Premier ministre libanais Nawaf Salam estime que les négociations restent l’option la moins coûteuse. Pourtant, alors qu’un plan américain propose une trêve locale élargie, le Hezbollah ne veut rien entendre. La guerre semble loin d’être finie.

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus