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Nahel la Défenseure des droits juge le tir policier disproportionné

Trois ans après la mort de Nahel Merzouk à Nanterre, l’autorité indépendante estime que le policier n’aurait pas dû faire feu. Elle réclame des sanctions…

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Nahel la Défenseure des droits juge le tir policier disproportionné

Trois ans après la mort de Nahel Merzouk à Nanterre, l’autorité indépendante estime que le policier n’aurait pas dû faire feu. Elle réclame des sanctions disciplinaires contre les agents impliqués.

Claire Hédon, la Défenseure des droits, vient de publier les résultats de son enquête sur la mort du jeune Nahel, tué le 27 juin 2023 lors d’un refus d’obtempérer. Dans cette décision rendue publique ce vendredi, elle affirme que le tir n’était « pas absolument nécessaire » et qu’il manquait de « proportionnalité ». Elle demande donc au ministère de l’Intérieur d’ouvrir une procédure disciplinaire contre les policiers présents ce jour-là. C’est une nouvelle étape dans cette affaire qui a provoqué des émeutes dans tout le pays.

Les conclusions de l’enquête pointent plusieurs manquements graves. D’abord, le fait même d’avoir lancé une course-poursuite en voiture était contraire aux consignes en vigueur à l’époque. Ces règles limitaient ce type d’intervention à des faits d’une gravité particulière. Ensuite, le geste du policier qui a tiré n’était pas conforme aux techniques de sécurité enseignées. Au moment où Nahel redémarrait son véhicule à faible vitesse, il ne représentait pas un danger immédiat pour les agents, qui n’étaient pas sur la trajectoire. Pour la Défenseure des droits, tout cela constitue un « manquement déontologique » clair.

Sur le plan judiciaire, le dossier a connu un nouveau rebondissement. La Cour de cassation a annulé la requalification des faits en violences pour le policier auteur du tir. Cela signifie que la voie est désormais ouverte pour un possible procès pour meurtre. La famille de Nahel espère que la justice ira jusqu’au bout. En attendant, la demande de sanction disciplinaire de la Défenseure des droits met une pression supplémentaire sur le ministère de l’Intérieur et rappelle que l’affaire est loin d’être close.

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