Europe
L’UE accélère le pas pour les Balkans, l’intégration à la carte fait son chemin
Les dirigeants européens se sont réunis au Monténégro pour relancer l’adhésion des pays des Balkans occidentaux, bloquée depuis plus de quinze ans. La clé…

Les dirigeants européens se sont réunis au Monténégro pour relancer l’adhésion des pays des Balkans occidentaux, bloquée depuis plus de quinze ans. La clé pourrait être une intégration progressive, pays par pays, dossier par dossier.
Ursula von der Leyen ne s’est pas cachée. Au sommet de Tivat, la présidente de la Commission européenne a répété ce message : l’élargissement de l’Union aux Balkans est un impératif géostratégique. Pas seulement un geste diplomatique. C’est un investissement pour la paix et la stabilité du continent. La guerre en Ukraine a tout changé. Bruxelles a pris conscience que cette région, coincée entre l’Est et l’Ouest, ne peut plus rester dans l’antichambre. Les influences russes et chinoises y sont déjà fortes. L’UE doit réagir vite.
Mais comment faire quand certains pays attendent depuis 2006 ? La machine à adhésion s’est enlisée. Alors Emmanuel Macron et le chancelier allemand Friedrich Merz ont mis sur la table une idée précise : l’intégration graduelle. Concrètement, un pays n’aurait plus besoin d’attendre d’avoir bouclé tous les chapitres pour entrer. Dès qu’il aligne sa législation sur un sujet clé, il peut participer aux réunions et aux décisions de l’UE sur ce sujet. Par exemple, un candidat totalement aligné sur la politique étrangère européenne pourrait siéger à certains conseils. Merz a été clair : l’UE n’a pas accueilli de nouveau membre depuis treize ans. Le problème vient aussi de Bruxelles.
L’ombre de la Serbie plane sur ces discussions. Le pays reste proche de Moscou, n’a jamais imposé de sanctions à la Russie. Merz a prévenu : la Serbie doit choisir son camp, pas hésiter entre la Russie, la Chine et l’Europe. Son président Aleksandar Vucic a réaffirmé son objectif stratégique, mais le chemin est long. Dans ce contexte, le Monténégro et l’Albanie tirent leur épingle du jeu. Von der Leyen a lancé une perspective claire : le Monténégro pourrait devenir le 28e État membre dès 2028. Le petit pays de 625 000 habitants y croit tellement qu’il a lancé un site web baptisé « 28 by 28 ». L’enthousiasme est là. Reste à transformer l’essai.
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