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« C’est le moment » Macron croit possible un cessez-le-feu en Ukraine

Alors que le front est bloqué et que Kiev multiplie les attaques contre les infrastructures énergétiques russes, le président français estime que les…

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« C’est le moment » Macron croit possible un cessez-le-feu en Ukraine

Alors que le front est bloqué et que Kiev multiplie les attaques contre les infrastructures énergétiques russes, le président français estime que les conditions sont réunies pour négocier. Il salue l’initiative de Zelensky et appelle les Européens à jouer un rôle central.

La guerre russo-ukrainienne semble tourner au ralenti. D’un côté, Kiev intensifie ses frappes sur les dépôts de pétrole, les raffineries et les oléoducs russes pour asphyxier une des principales sources de revenus de Moscou. De l’autre, l’armée russe piétine dans l’est de l’Ukraine, incapable de gagner du terrain. Dans ce contexte d’impasse, le président français a lancé un appel clair à Tivat, au Monténégro, en marge d’un sommet entre l’Union européenne et les Balkans. Pour lui, le moment est venu de construire la paix.

Emmanuel Macron a directement soutenu la proposition de Volodymyr Zelensky d’inviter Vladimir Poutine à une rencontre. Il a expliqué vouloir « regarder l’avenir » et réorganiser le dialogue pour aboutir à un cessez-le-feu. Il a aussi balayé l’idée, un temps évoquée, de laisser tout le Donbass à la Russie. Une option qui, selon lui, n’a jamais été sur la table pour les Ukrainiens ni pour les Européens. Et qui, aujourd’hui, ne tient plus compte de la réalité du terrain.

Le président français a qualifié la lettre de Zelensky à Poutine de « bonne initiative ». Il a rappelé que ce sont l’Ukraine et la Russie qui doivent bâtir la paix, mais que les Européens, premiers contributeurs de l’aide à Kiev, peuvent y aider. Il a annoncé qu’il rencontrerait dans les prochains jours Zelensky avec ses homologues allemand et britannique, sans donner de détails. Il a aussi invité à Paris, pour le 14 juillet, les pays qui participent à la coalition des volontaires chargée de garantir la sécurité de l’Ukraine. Enfin, il a réaffirmé sa volonté de structurer des discussions avec la Russie sur des intérêts communs, un dialogue dont la reprise était déjà « en train de se préparer » selon ses mots de février.

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