Économie
L’Iran sous le feu des frappes pétrochimiques
_**Le conflit régional s’intensifie avec des attaques ciblant des infrastructures énergétiques vitales en Iran, tandis que les menaces et les opérations militaires se multiplient sur plusieurs fronts.**_
Deux sites industriels majeurs du secteur énergétique iranien ont été la cible d’attaques ce lundi. Le complexe gazier de South Pars, le plus important du pays, ainsi qu’une installation pétrochimique près de Chiraz ont été touchés. Les autorités iraniennes ont évoqué des explosions et des dommages, tout en assurant qu’aucune perte humaine n’était à déplorer pour le moment. Ces frappes interviennent dans un contexte de pressions accrues sur les capacités économiques et énergétiques de Téhéran.
La veille, le président américain avait adressé un avertissement à l’Iran, liant la réouverture du détroit d’Ormuz à une éventuelle escalade contre ses infrastructures critiques. Cet ultimatum, reporté à mardi, n’a pas empêché de nouvelles actions militaires. Un responsable israélien a affirmé que les sites visés à South Pars et à Mahshahr, frappé samedi, représentaient une part substantielle des exportations pétrochimiques iraniennes.
Parallèlement, les hostilités se sont poursuivies sur d’autres terrains. L’armée israélienne a annoncé avoir éliminé un haut responsable des renseignements des Gardiens de la Révolution, ainsi qu’un commandant de la Force Qods, lors de frappes sur la capitale iranienne. Des attaques ont également touché des zones résidentielles à Téhéran, provoquant selon des médias locaux des évacuations hospitalières et des victimes civiles. Les autorités iraniennes ont dénoncé ces actions et menacé de représailles plus sévères.
La région du Golfe n’est pas épargnée. Le Koweït et les Émirats arabes unis ont signalé des incidents impliquant des projectiles et des drones, faisant plusieurs blessés. En Israël, des secouristes ont retrouvé des corps sous les décombres d’un bâtiment résidentiel touché à Haïfa. Au Liban, le sud de Beyrouth a de nouveau été visé.
Malgré cette intensification des combats, des efforts diplomatiques se poursuivent en coulisses. Des discussions sont engagées concernant la réouverture du détroit d’Ormuz, point de passage stratégique pour le pétrole mondial. Des pays de la région, dont Oman, l’Égypte et le Pakistan, joueraient un rôle de médiation. Des propositions de trêve temporaire circuleraient pour permettre des négociations en vue d’un règlement plus durable du conflit.
Dans ce climat de fortes tensions, les Gardiens de la Révolution ont indiqué préparer l’instauration de conditions de navigation spécifiques dans le détroit d’Ormuz, applicables notamment aux navires américains et israéliens. Cette annonce, aux contours encore flous, intervient alors que les cours du pétrole se maintiennent à un niveau élevé, reflétant les inquiétudes persistantes des marchés.
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