News
L’Iran qualifie l’accord avec les États-Unis de « déclaration de défaite »
Alors que Téhéran célèbre le protocole signé avec Washington comme une victoire, le secrétaire d’État américain tente de rassurer les alliés du Golfe. Les…


Alors que Téhéran célèbre le protocole signé avec Washington comme une victoire, le secrétaire d’État américain tente de rassurer les alliés du Golfe. Les discussions butent encore sur le détroit d’Ormuz et le programme nucléaire iranien.
Le négociateur en chef iranien ne mâche pas ses mots. Mohammad Bagher Ghalibaf a lancé depuis la Suisse que l’accord récemment signé avec les Américains n’était rien de moins qu’une « déclaration de défaite de l’Amérique ». Selon lui, ce résultat est le fruit direct de la « résistance et de la détermination de la courageuse nation iranienne ». Une manière pour Téhéran de revendiquer haut et fort son avantage dans ce conflit régional qui a embrasé le Moyen-Orient. Pourtant, derrière cette posture triomphale, les négociations techniques doivent reprendre la semaine prochaine sous médiation pakistanaise. Et le chemin vers un accord final semble encore semé d’embûches.
Pendant que l’Iran pavoise, Marco Rubio sillonne les monarchies du Golfe pour tenter de calmer le jeu. Les pays de la région ont payé cher cette guerre américano-israélienne contre l’Iran, prise entre les frappes et les tirs de missiles. Le secrétaire d’État américain a réaffirmé l’engagement de Washington pour leur sécurité, notamment aux Émirats, au Koweït et à Bahreïn. Mais les divergences sont tenaces. Sur le détroit d’Ormuz, l’Iran voudrait imposer des frais de passage après des mois de blocage qui ont fait exploser les prix du pétrole. Donald Trump a tout de suite mis son veto, tonnant sur son réseau social qu’il n’accepterait « aucun péage, aucun frais d’assurance ». Les cours du Brent ont d’ailleurs dégringolé sous les 75 dollars, bien loin des sommets atteints pendant le conflit. Côté nucléaire, l’Agence internationale de l’énergie atomique assure que les inspections auront bien lieu en Iran, sans préciser quand. Téhéran continue de nier vouloir la bombe, mais défend son droit à une filière civile complète.
Un autre dossier brûlant agite les discussions : le Liban. Pour l’Iran, la fin de la guerre dans ce pays était une condition essentielle du protocole d’accord. Ghalibaf a estimé que ce volet était « aussi important » que la fin des hostilités sur le sol iranien. Marco Rubio a confirmé que le soutien de Téhéran au Hezbollah serait abordé dans les pourparlers, tout en appuyant des négociations séparées entre Israël et le Liban. Malgré le cessez-le-feu, l’armée israélienne a frappé deux membres du Hezbollah. Dans la ville de Tyr, des habitants commencent à déblayer les décombres. Un coiffeur, le salon détruit par l’explosion, souriait en disant qu’ils se relevaient « comme le phénix ». Une image forte pour un pays qui a payé un lourd tribut : plus de 4 100 morts selon les autorités libanaises, entraîné dans une guerre qu’il n’avait pas choisie.





SociétéEn Ligne 6 joursSous la tour Eiffel, le mystérieux dîner tout en blanc fait son retour



CultureEn Ligne 6 joursUn ado de 15 ans avoue avoir tué une retraitée à coups de perceuse dans le Gard



MondeEn Ligne 6 joursLa Fête de la musique annulée dans des dizaines de villes à cause de la canicule



NewsEn Ligne 1 jourLe Turkménistan, pays reclus, fait un pas timide vers les touristes



MondeEn Ligne 5 joursLa cheffe du gouvernement italien ne cache pas son incompréhension face à l’attitude de la Maison Blanche



NewsEn Ligne 7 joursLa Fed de Trump prête à serrer la vis sur les taux



NewsEn Ligne 3 joursLes employeurs doivent-ils vous laisser quitter le boulot quand il fait trop chaud ?



CultureEn Ligne 3 joursUn escalier à 300 000 euros embrase le conseil municipal de Nice








