Nous rejoindre sur les réseaux

Monde

Les Tigre français font un carton plein contre les drones iraniens

Dans le Golfe, des hélicoptères d’attaque français ont détruit à 100% les drones Shahed qu’ils ont pris pour cible. De quoi redorer le blason de ces…

Article

le

Les Tigre français font un carton plein contre les drones iraniens

Dans le Golfe, des hélicoptères d’attaque français ont détruit à 100% les drones Shahed qu’ils ont pris pour cible. De quoi redorer le blason de ces appareils, mis à rude épreuve en Ukraine.

L’armée française a déployé une poignée de ses hélicoptères Tigre il y a quelques semaines pour protéger le ciel de pays alliés du Golfe contre des vagues de drones iraniens. Résultat, un sans-faute. Les pilotes ont abattu presque une dizaine de ces engins volants avec le canon de 30 mm logé sous le nez de l’appareil. « Nous avons détruit 100% des drones interceptés », raconte un officier de retour de mission. Une performance d’autant plus remarquable que chaque obus coûte quelques centaines d’euros. En comparaison, un missile air-air comme le Mica peut atteindre plusieurs centaines de milliers d’euros. De quoi faire la différence sur une opération antiaérienne où le budget compte.

Mais ces succès tactiques ne règlent pas tout. Depuis le début de la guerre en Ukraine, les hélicoptères de combat sont sous le feu des critiques. La Russie en a perdu beaucoup, abattus par des systèmes sol-air portables comme le Javelin. Sur un champ de bataille saturé de défenses et de drones, voler bas et lent devient un pari risqué. Pourtant, le général qui commande la brigade aérocombat française ne baisse pas les bras. Pour lui, l’hélicoptère reste indispensable, mais pas seul. « Percer la ligne de contact demande une manœuvre coordonnée », explique-t-il. Artillerie, guerre électronique, chasseurs et brouillage doivent ouvrir la voie. Ensuite seulement, les hélicoptères peuvent intervenir, quitte à en perdre.

La question est donc celle du bon usage. Contre des drones Shahed qui suivent une trajectoire prévisible, le Tigre fait merveille. Mais face à de petits drones pilotés et mobiles, comme ceux qui pullulent sur le front ukrainien, l’affaire se corse. Les hélicoptères restent vulnérables aux tirs de défense courte portée. Le canon de 30 mm est une solution économique, mais pas universelle. Les missiles longue portée conservent leur place pour les menaces lointaines. Bref, le Tigre a montré qu’il pouvait être une corde de plus à l’arc de la lutte anti-drones. Mais cette corde ne tient que si on sait quand et comment la tirer.

À lire aussi

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus