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Alibaba Baidu BYD les géants chinois que le Pentagone veut coincer

Washington accuse trois poids lourds chinois de travailler avec l’armée. Les entreprises dénoncent des allégations sans fondement et promettent de se…

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Alibaba Baidu BYD les géants chinois que le Pentagone veut coincer

Washington accuse trois poids lourds chinois de travailler avec l’armée. Les entreprises dénoncent des allégations sans fondement et promettent de se défendre.

Le Pentagone a décidé de franchir un nouveau cap. Lundi, le ministère américain de la Défense a inscrit Alibaba, Baidu et BYD sur sa liste des entreprises soupçonnées de collaborer avec l’armée chinoise. Une décision qui tombe moins d’un mois après la visite de Donald Trump en Chine. Alibaba et Baidu ont immédiatement réagi en balayant ces accusations. Baidu parle d’une allégation « totalement infondée » et se dit prêt à employer tous les moyens pour être retiré de cette liste. Alibaba assure que son inscription n’a aucun fondement et qu’il n’est en rien une entreprise militaire chinoise.

Cette annonce ne déclenche pas de sanctions immédiates. Pas de restrictions à l’exportation ni de procédures pénales. Mais le signal est fort. Cette liste noire sert surtout d’avertissement aux entreprises et aux investisseurs américains. John Moolenaar, un député républicain qui dirige une commission parlementaire sur la Chine, le dit clairement. Il appelle les acteurs américains à cesser toute affaire avec ces groupes qui représenteraient une menace pour la sécurité nationale. Le geste intervient dans un contexte diplomatique tendu, alors que le président chinois Xi Jinping a été invité à Washington en septembre. Cela risque de compliquer encore les relations entre les deux plus grandes économies du monde.

Les entreprises concernées ne comptent pas rester passives. Alibaba affirme que sa présence sur cette liste n’affectera en rien ses activités courantes, ni aux États-Unis ni ailleurs. Ses activités sont sans lien avec les marchés publics de l’armée américaine, précise le groupe. Il se réserve même la possibilité d’une contestation juridique. Baidu, de son côté, promet de tout faire pour sortir de cette situation. Cette nouvelle liste est très proche d’une version précédente, publiée brièvement en février. Elle inclut aussi d’autres géants chinois de l’intelligence artificielle comme Tencent, déjà ciblé. Le message est clair Washington durcit le ton face à Pékin, dans un bras de fer économique qui ne fait que s’amplifier.

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