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Les pêcheurs français veulent garder le cap malgré la tempête

Ils sont réunis à Cherbourg pour deux jours de débats sur l’avenir d’un secteur malmené par la hausse du carburant, le vieillissement de sa flotte et une…

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Les pêcheurs français veulent garder le cap malgré la tempête

Ils sont réunis à Cherbourg pour deux jours de débats sur l’avenir d’un secteur malmené par la hausse du carburant, le vieillissement de sa flotte et une concurrence de plus en plus rude.

La hausse brutale du gazole marin a mis beaucoup d’armateurs en difficulté. Ce carburant représente jusqu’à 60% de leur chiffre d’affaires. Résultat certains ont dû réduire leur activité. Mais ce n’est qu’un symptôme de maux plus profonds. Les pêcheurs le rappellent en Normandie il faut de toute urgence renouveler des bateaux qui prennent de l’âge. Aujourd’hui 87% de la flotte française sont des navires de moins de 12 mètres. Et la plupart ont plus de 30 ans. Avec des équipages vieillissants et des outils obsolètes, difficile de faire face au changement climatique et aux nouvelles régulations.

Le contexte est déjà tendu. Le Brexit a redessiné les droits de pêche dans les eaux britanniques. Dans la Manche, l’une des mers les plus petites et les plus fréquentées du monde, la compétition s’intensifie. Les professionnels normands dénoncent un véritable « pillage » : dès qu’une espèce comme la seiche apparaît, des dizaines de bateaux affluent. La plupart ne sont pas français. Ils réclament donc une zone côtière réservée aux navires de moins de 25 mètres, pour protéger la pêche artisanale. Car derrière les chiffres flatteurs de la puissance embarquée française, ce sont surtout des petits métiers qui tirent leur épingle du jeu.

La ministre de la Mer est attendue pour parler de cohabitation entre pêche, éoliennes et aires marines protégées. Mais aussi pour évoquer la ressource et la modernisation des navires. Les pêcheurs demandent de la stabilité après des années de crises. Pourtant, au milieu des inquiétudes, la passion demeure. De jeunes marins venus témoigner en ouverture des assises ont raconté leur amour du métier : dur, mais libre. « Le meilleur bureau du monde », disent-ils, quand on voit le lever du soleil en mer.

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