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Les Italiens moins confiants dans l’économie, mais les entreprises gardent le cap

Le moral des consommateurs italiens a légèrement fléchi en juin, après un bref sursaut en mai. Un signe que les inquiétudes personnelles pèsent plus lourd…

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Les Italiens moins confiants dans l'économie, mais les entreprises gardent le cap

Le moral des consommateurs italiens a légèrement fléchi en juin, après un bref sursaut en mai. Un signe que les inquiétudes personnelles pèsent plus lourd que les espoirs pour l’avenir.

L’institut national des statistiques italien (Istat) a dévoilé vendredi son dernier baromètre. Résultat l’indicateur de confiance des ménages est passé de 93,4 à 92,4. Un recul modeste, certes, mais qui ramène le niveau à ce qu’il était avant la timide amélioration du mois précédent. Pour donner une idée, en février dernier, avant que le conflit au Moyen-Orient ne vienne brouiller les perspectives, cet indice atteignait encore 97,4. Depuis, il stagne à des niveaux bas, comme si les Italiens peinaient à retrouver une vraie sérénité.

Le paradoxe, c’est que ce repli n’est pas uniforme. En regardant dans le détail, les Italiens se disent en réalité un peu plus optimistes sur le climat économique général et leurs perspectives futures qu’ils ne l’étaient en mai. Ce qui les fait douter, c’est leur situation personnelle. Leur pouvoir d’achat, leurs finances quotidiennes, leur capacité à voir venir. C’est ce sentiment intime qui a joué les trouble-fête et a tiré l’indice global vers le bas. Comme si, malgré une lueur d’espoir pour le pays dans son ensemble, chacun restait inquiet pour son propre portefeuille.

Du côté des entreprises, l’ambiance est tout autre. Leur indice de confiance est reparti à la hausse, passant de 94,2 à 95,2. Et cette amélioration touche tous les secteurs observés, de l’industrie aux services, en passant par la construction et le commerce de détail. Un signe que les patrons italiens voient davantage de stabilité ou de perspectives de commandes. Ce contraste entre des ménages prudents et des entreprises plus confiantes dessine une économie italienne à deux vitesses, où les professionnels regardent devant eux tandis que les familles comptent encore leurs sous.

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