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Les alliés du Golfe auront leur mot à dire dans chaque discussion avec Téhéran, promet Washington

Le secrétaire d’État américain est en tournée au Koweït, aux Émirats et à Bahreïn pour calmer des partenaires ébranlés par la guerre. Il assure que les…

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Les alliés du Golfe auront leur mot à dire dans chaque discussion avec Téhéran, promet Washington

Le secrétaire d’État américain est en tournée au Koweït, aux Émirats et à Bahreïn pour calmer des partenaires ébranlés par la guerre. Il assure que les États-Unis ne prendront aucune décision sur l’Iran sans leur accord.

Marco Rubio l’a répété depuis le Koweït. Les États-Unis entendent avancer main dans la main avec leurs alliés du Golfe. Chaque étape des négociations avec l’Iran sera discutée avec eux. C’est un message fort pour des pays qui ont subi de plein fouet le conflit américano-israélien lancé fin février. Visés par des drones et des représailles iraniennes, ils ont payé un lourd tribut à une guerre qu’ils n’avaient pas choisie. Rubio a déjà rencontré le président émirati à Abou Dhabi pour réaffirmer l’engagement de Washington. Une réunion du Conseil de coopération du Golfe est prévue jeudi à Bahreïn. Et des discussions entre les pays du Golfe et l’Iran sont en préparation en Arabie saoudite, sans date encore fixée.

Mais derrière les promesses de solidarité, les divergences restent béantes. Le protocole d’accord signé le 17 juin prévoit 60 jours de négociations pour un règlement durable. La première réunion technique a lieu fin juin en Suisse. L’un des points les plus brûlants, c’est le détroit d’Ormuz. L’Iran veut imposer des frais de passage sur cette voie maritime stratégique par où transite en temps normal 20% du pétrole mondial. Donald Trump a tonné sur Truth Social. Aucun péage, aucun frais d’assurance, rien. Rubio a renchéri. Aucun pays ne soutient cette idée, sauf l’Iran. Les cours du pétrole, eux, continuent de baisser, passant sous les 75 dollars pour la première fois depuis le début de la guerre qui les avait propulsés au-dessus de 126 dollars. Sur le nucléaire, l’Agence internationale de l’énergie atomique assure que des inspections en Iran auront bien lieu, sans date précise. Téhéran nie vouloir la bombe, mais revendique son droit à une filière civile complète.

Le Liban est un autre sujet épineux. L’Iran a imposé son inclusion dans l’accord. Le négociateur iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, estime que la fin de la guerre là-bas est aussi importante que la fin des hostilités chez lui. Rubio a précisé que le soutien de Téhéran au Hezbollah serait abordé dans les prochains échanges. Un cessez-le-feu séparé a repris entre Israël et le Liban à Washington. Mais Israël continue de frapper. L’armée israélienne a visé deux membres du Hezbollah, puis mené une frappe aérienne contre des militants dans le sud du Liban. Un drone a touché un véhicule à Nabatiyé, faisant deux morts. À Tyr, des habitants tentent de déblayer les décombres. Près de 1.000 habitations ont été endommagées. Dans son salon de coiffure à la vitrine explosée, Hussein Hassan sourit. Il dit secouer la poussière et se relever comme le phénix. Depuis l’entrée en guerre du Hezbollah le 2 mars, les bombardements israéliens ont tué plus de 4.100 personnes au Liban.

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