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Le Sénat veut en finir avec la galère des billets de train

Entre les multiples applications et opérateurs, acheter un billet de train devient un parcours du combattant. Le Sénat propose un grand ménage pour…

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Le Sénat veut en finir avec la galère des billets de train

Entre les multiples applications et opérateurs, acheter un billet de train devient un parcours du combattant. Le Sénat propose un grand ménage pour simplifier la vie des voyageurs.

Vous avez déjà essayé de prendre le train en passant d’une région à une autre ou en combinant TGV et transport urbain. C’est souvent la croix et la bannière. Il faut télécharger une appli pour les TER de votre région, une autre pour la grande vitesse, une troisième pour le métro local. Et si vous changez de région, tout change. Le Sénat vient de publier un rapport qui tape du poing sur la table. Il dénonce une situation où l’usager doit se transformer en expert informatique avant même de poser un pied sur le quai. Pire, en cas de retard ou de correspondance manquée, personne ne vous attend, et vous restez planté là, sans solution.

Pourquoi une telle pagaille ? L’ouverture à la concurrence a fragmenté le paysage ferroviaire. Chaque région a rebaptisé ses trains à sa sauce. Zou dans le Sud, Fluo dans le Grand Est, Lio en Occitanie, Remi dans les Pays de la Loire, Nomad en Normandie, Transilien en Île-de-France, Mobigo en Bourgogne. Derrière chaque nom, un système de vente différent. Et ce n’est pas fini. Des opérateurs étrangers comme l’Italien Trenitalia ou l’Espagnol Renfe débarquent sur le réseau français avec leurs propres plateformes. Résultat, un trajet qui dépasse les frontières d’une région exige plusieurs achats, plusieurs supports, plusieurs règles tarifaires. Le Sénat parle d’un véritable casse-tête pour les voyageurs.

Face à ce chaos, les sénateurs réclament un grand coup de balai. Le rapport propose 17 mesures, dont une plateforme nationale d’interopérabilité. L’idée est simple, faire en sorte qu’un seul outil permette d’acheter tous les billets, quel que soit l’opérateur. Le Sénat a déjà agi en amendant une loi pour obliger la SNCF à ouvrir son système SNCF Connect à ses concurrents. Le sénateur Franck Dhersin, co-auteur du rapport, prévient. Si on ne fait rien, ce sont les géants du numérique, les GAFAM, qui finiront par contrôler la vente des billets en France. Il voit dans cette obligation une chance pour SNCF Connect d’évoluer et de rester un service public digne de ce nom. Reste à savoir si la simplification arrivera avant que les voyageurs ne jettent l’éponge.

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