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Le président de Valence quitte ses fonctions après un an de polémique post-inondation


Un an après les intempéries dévastatrices qui ont frappé le sud-est de l’Espagne, le chef du gouvernement régional valencien a présenté sa démission, mettant fin à une longue crise politique marquée par des controverses persistantes sur sa gestion de la catastrophe.
Le président de la région de Valence, Carlos Mazón, a annoncé lundi son retrait de la présidence de la Generalitat, après avoir été vivement critiqué pour son comportement lors des inondations survenues en octobre 2024. Cet épisode météorologique extrême avait provoqué la mort de 237 personnes et des dégâts matériels considérables dans le sud-est de l’Espagne.
Lors d’une conférence de presse d’une vingtaine de minutes, le dirigeant du Parti populaire a justifié sa décision en évoquant l’impact des pressions subies sur sa vie personnelle et familiale. Il a reconnu avoir commis des erreurs, admettant qu’il aurait dû annuler son agenda le jour de la catastrophe pour se rendre sur les lieux. Toutefois, il a simultanément reproché au gouvernement central de Pedro Sánchez d’avoir fourni des informations erronées et retardé l’acheminement de l’aide aux sinistrés.
La démission intervient cinq jours après que le président régional eut été pris à partie lors d’une cérémonie d’hommage aux victimes. Depuis un an, des milliers de citoyens manifestaient régulièrement pour réclamer son départ, tandis que son récit concernant ses activités lors de la journée du drame avait suscité de vives interrogations.
Les associations de victimes ont accueilli cette décision comme une victoire. La présidente de l’une d’entre elles a qualifié sur les ondes la manière de partir du président de « indigne », affirmant que sa démission résultait de la pression constante exercée par les familles des sinistrés et leurs soutiens.
Le leader national du Parti populaire, Alberto Núñez Feijóo, a pour sa part défendu son collègue, dénonçant une « cabale politique » et soulignant que la gestion des urgences nationales incombe à multiples acteurs institutionnels. Les circonstances entourant les activités de Carlos Mazón le jour des inondations continuent de soulever des questions, particulièrement concernant les délais d’envoi des alertes à la population.
Le message d’urgence n’avait été diffusé qu’en début de soirée, alors que de nombreuses victimes avaient déjà péri. Les investigations ont révélé que le président régional avait consacré quatre heures à un déjeuner professionnel ce jour-là, et qu’il avait ignoré plusieurs appels téléphoniques durant la période critique où les autorités attendaient une décision concernant l’alerte. La journaliste présente lors de ce déjeuner a récemment précisé que M. Mazón l’avait ensuite raccompagnée jusqu’à son véhicule, éloigné du siège de la présidence régionale.





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