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Le gazole sous les 2 euros, une bouffée d’air après des mois de flambée

Pour la première fois depuis le 7 mars, le prix du gazole passe sous la barre des 2 euros. La raison : l’annonce d’un accord entre Washington et Téhéran…

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Le gazole sous les 2 euros, une bouffée d'air après des mois de flambée

Pour la première fois depuis le 7 mars, le prix du gazole passe sous la barre des 2 euros. La raison : l’annonce d’un accord entre Washington et Téhéran fait chuter le baril de pétrole, et avec lui les prix à la pompe.

C’est une nouvelle qui redonne le sourire aux automobilistes. Ce lundi, le gazole est repassé à 1,995 euro le litre, contre 2,014 euros la semaine précédente. Une baisse modeste, mais symbolique. Elle intervient après une guerre qui dure depuis 108 jours et qui a fait flamber les carburants. En une semaine, le baril de Brent, référence pour le marché pétrolier, a perdu plus de dix dollars, passant de 94 à 83 dollars. Derrière ce repli, il y a surtout un espoir de paix. Un accord entre les États-Unis et l’Iran a été annoncé, et les marchés ont réagi immédiatement. Un responsable du secteur pétrolier explique que la confiance est revenue ces derniers jours, même si les précédentes annonces n’avaient pas tenu leurs promesses.

Mais attention, cette décrue ne signifie pas que tout est réglé. Le gouvernement a promis de surveiller la répercussion de cette baisse du baril sur le prix à la pompe. Pourtant, plusieurs facteurs pourraient freiner le mouvement. D’abord, la période estivale approche, avec une demande d’essence traditionnellement plus forte. Ensuite, comme le souligne un dirigeant de la grande distribution, une baisse durable et importante nécessite une condition majeure : la réouverture du détroit d’Ormuz, passage stratégique pour le transport du pétrole. Sans cela, les prix pourraient rapidement remonter.

L’espoir d’un retour à la normale reste conditionné à la signature réelle de l’accord, prévue pour le 19 juin. Si tout se concrétise et que le détroit rouvre, un économiste estime qu’on pourrait retrouver des prix équivalents à ceux d’avant le conflit d’ici la fin de l’année. Mais en attendant, les conducteurs peuvent déjà profiter de ce petit répit à la pompe. Une accalmie bienvenue, même si elle reste fragile.

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