Planète
Le détroit d’Ormuz ne se traverse pas sans l’aval de Téhéran
Les Gardiens de la Révolution iraniens viennent de le rappeler avec fermeté. Quiconque voudra passer par cette voie stratégique devra d’abord obtenir leur…


Les Gardiens de la Révolution iraniens viennent de le rappeler avec fermeté. Quiconque voudra passer par cette voie stratégique devra d’abord obtenir leur autorisation, sous peine de représailles.
Les Gardiens de la Révolution, cette branche idéologique de l’armée iranienne, ont haussé le ton jeudi. Dans un communiqué, ils annoncent que seul le couloir maritime qu’ils ont défini est valable pour traverser le détroit d’Ormuz. Tout navire qui s’aventurerait ailleurs sans leur accord est considéré comme une cible potentielle. Ils promettent des « mesures appropriées » contre ceux qui ne respectent pas cette règle. Une menace qui fait monter la pression dans une région déjà très tendue.
Depuis la fin de la guerre, le sort de ce passage stratégique reste un sujet brûlant entre Téhéran et Washington. Avant le conflit, l’Iran ne facturait aucun droit de passage. Aujourd’hui, il réfléchit à imposer des redevances pour les navires qui empruntent ces eaux. Les États-Unis s’y opposent catégoriquement. Pour eux, Ormuz est une voie navigable internationale, même si elle longe les côtes iraniennes et omanaises. Le secrétaire d’État Marco Rubio l’a encore répété mardi, en déplacement dans le Golfe, pas question d’accepter un péage quelconque.
Un protocole d’accord signé entre l’Iran et les États-Unis prévoyait pourtant une période de 60 jours sans frais pour les navires commerciaux. Ce texte engage aussi Téhéran à assurer la sécurité du passage en déployant ses meilleurs efforts. Mais depuis, les positions se durcissent. L’Iran et Oman ont annoncé mardi qu’ils allaient étudier ensemble les « coûts » possibles pour les services liés à l’administration du détroit. Une manière de préparer le terrain pour une facturation future. Pendant ce temps, les Gardiens de la Révolution verrouillent l’accès avec leurs nouvelles exigences. La liberté de navigation dans l’une des routes maritimes les plus fréquentées du monde est plus que jamais menacée.
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