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L’avion présidentiel américain tire sa révérence, place au cadeau qatari qui fait débat

Le mythique Boeing 747 qui a transporté tous les présidents américains depuis George Bush a effectué son dernier vol officiel. Mais c’est l’arrivée d’un…

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L’avion présidentiel américain tire sa révérence, place au cadeau qatari qui fait débat

Le mythique Boeing 747 qui a transporté tous les présidents américains depuis George Bush a effectué son dernier vol officiel. Mais c’est l’arrivée d’un nouvel appareil offert par le Qatar qui agite les questions éthiques et sécuritaires._

Jeudi, l’équipe de la Maison Blanche a dit adieu à l’un des deux Air Force One historiques. En service depuis 1990, ce Boeing 747 lourdement modifié a ramené Donald Trump du sommet du G7 en France. Sur X, le directeur de la communication présidentielle a salué un “bon et fidèle serviteur” avec une photo de l’appareil bleu et blanc sur le tarmac. La cheffe du protocole Monica Crowley, présente à bord pour ce “dernier vol”, a confié son émotion, même si l’avion n’était “pas le plus moderne”. Le sort du deuxième appareil de la flotte reste flou pour l’instant.

Mais l’attention se porte déjà sur le successeur. Et pas n’importe lequel. Il s’agit d’un 747 offert par le Qatar, d’une valeur de plusieurs centaines de millions de dollars. L’US Air Force a confirmé qu’il rejoindrait “bientôt” la flotte, avec une nouvelle livrée rouge, blanche et bleue. Donald Trump, obsédé par le remplacement d’Air Force One depuis son premier mandat, avait jugé “stupide” de refuser ce présent. Pourtant, ce cadeau d’un pays étranger soulève des interrogations majeures. À la fois éthiques et constitutionnelles, car la loi américaine encadre strictement ce qu’un président peut accepter. Et surtout sécuritaires. Un avion offert par une nation étrangère peut-il vraiment être équipé comme un Air Force One classique, avec ses brouilleurs radar, ses leurres antimissiles et ses systèmes de défense ultrasecrets ?

L’administration Trump envisagerait déjà d’utiliser ce nouvel appareil pour un vol inaugural en juillet, lors des célébrations des 250 ans de la déclaration d’indépendance. Un geste fort, mais qui alimente les critiques. De son côté, le président a expliqué que l’avion qatari serait un jour exposé dans sa future bibliothèque présidentielle à Miami. En attendant, Boeing peine à livrer les deux nouveaux 747 commandés par le gouvernement américain, entre retards et dépassements de coûts. La transition vers l’avion présidentiel de demain s’annonce plus mouvementée que prévu.

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