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L’affaire Lyhanna divise la droite entre soutien au ministre et critique des juges

Bruno Retailleau défend Gérald Darmanin, mais étrille l’institution judiciaire. Le président des Républicains estime que le garde des Sceaux a fait son…

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L'affaire Lyhanna divise la droite entre soutien au ministre et critique des juges

Bruno Retailleau défend Gérald Darmanin, mais étrille l’institution judiciaire. Le président des Républicains estime que le garde des Sceaux a fait son travail, contrairement aux magistrats qui n’auraient pas appliqué ses consignes.

Le soutien vient du camp adverse. Alors que Gérald Darmanin est dans la tourmente après la mort de la petite Lyhanna, c’est Bruno Retailleau qui vole à son secours. Lundi, le patron des Républicains a pris la défense du ministre de la Justice. Selon lui, Darmanin a bien envoyé des circulaires aux parquets et aux procureurs. Il a donc « fait son travail ». Mais ces instructions n’ont pas été suivies « dans la discipline », regrette Retailleau. Une façon de dédouaner le ministre tout en chargeant la magistrature.

Pas question de demander une démission. Bruno Retailleau l’a dit lui-même, il ne réclame « quasiment jamais » la tête d’un ministre. Pourtant, il n’a pas épargné l’institution judiciaire. Pour l’ancien ministre de l’Intérieur, l’affaire Lyhanna révèle « un problème systémique ». Un problème qui ne viendrait pas d’un manque de moyens, mais bien d’un « laxisme » ambiant. Une justice qu’il juge « très syndicale » et « politisée ». Sa solution une réforme par référendum et la création d’une « cour disciplinaire de la magistrature » pour sanctionner les juges fautifs.

Derrière ce soutien à Darmanin, c’est une vision de la justice que défend Retailleau. Il ne remet pas en cause l’indépendance du parquet, mais exige que les circulaires du ministre soient « strictement appliquées dans la discipline ». Une position qui divise au sein même de la droite, entre ceux qui soutiennent le garde des Sceaux et ceux qui réclament sa tête. Pour l’instant, Darmanin reste en poste, soutenu par celui qui pourrait bien être son adversaire à la prochaine présidentielle.

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