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L’accord qui fait reculer la guerre

Les présidents américain et iranien ont paraphé à distance un texte qui stoppe les combats et rouvre le détroit d’Ormuz. Une lueur d’espoir après des mois…

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L'accord qui fait reculer la guerre

Les présidents américain et iranien ont paraphé à distance un texte qui stoppe les combats et rouvre le détroit d’Ormuz. Une lueur d’espoir après des mois de conflit meurtrier.

C’est une signature qui pourrait marquer un tournant. Mercredi soir, Donald Trump et Massoud Pezeshkian ont validé séparément un protocole d’accord mettant fin aux hostilités déclenchées fin février. Le texte prévoit une cessation immédiate des combats, y compris sur le front libanais. Le détroit d’Ormuz, verrou stratégique du transport pétrolier mondial, doit rouvrir sans délai. Du côté iranien, les ports sous blocus américain retrouvent leur liberté d’accès. Un signal fort pour les marchés qui a déjà fait baisser le prix du baril de plus de 2% jeudi matin.

Concrètement, l’accord fixe un calendrier en deux étapes. Dès la signature, les sanctions sur le pétrole iranien sont suspendues. Ensuite, Washington et Téhéran ont soixante jours pour négocier un traité définitif. L’Iran s’engage à diluer ses stocks d’uranium enrichi sous le contrôle de l’Agence internationale de l’énergie atomique. En échange, les États-Unis promettent de lever l’ensemble des sanctions. Ils faciliteront aussi le déblocage d’un fonds de 300 milliards de dollars pour reconstruire le pays, sans y mettre un centime américain. Le premier ministre pakistanais, médiateur clé, a annoncé qu’une cérémonie officielle se tiendra vendredi en Suisse pour lancer les discussions techniques.

Les réactions ne se sont pas fait attendre. Le chef de l’équipe de négociation iranienne a estimé que cet accord signait l’échec américain face à Téhéran. Au Liban, le Hezbollah y voit une grande victoire et remercie l’Iran d’avoir inclus le front libanais dans le cessez-le-feu. Son secrétaire général appelle désormais à expulser Israël du sud du pays, une région où les combats ont fait plus de 3 800 morts côté libanais et 31 soldats israéliens. Le président libanais, lui, assure que les négociations directes avec Israël restent indépendantes de cet accord. De son côté, le G7 réuni en France salue une opportunité historique pour empêcher l’Iran de se doter de l’arme nucléaire. La paix n’est pas encore gagnée, mais un premier pas vient d’être franchi.

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