Monde
Cuba tourne la page du tout-État
Le Parti communiste cubain a donné son feu vert à un train de réformes qui libéralise en profondeur l’économie. L’île, étranglée par les sanctions…


Le Parti communiste cubain a donné son feu vert à un train de réformes qui libéralise en profondeur l’économie. L’île, étranglée par les sanctions américaines, cherche à éviter l’effondrement.
Le Comité central du Parti communiste cubain s’est réuni en urgence mercredi pour valider une vingtaine de propositions radicales. Officiellement, il s’agit de « transformations économiques et sociales » inédites depuis des décennies. Leur objectif est simple : ouvrir davantage de secteurs aux investissements privés, attirer les capitaux des Cubains vivant à l’étranger et réduire la voilure de l’État. La télévision d’État a annoncé la nouvelle, mais le processus n’est pas terminé. L’Assemblée nationale doit encore entériner ces mesures jeudi lors d’une session extraordinaire. Un timing serré qui montre l’urgence.
Derrière cette accélération, il y a une crise qui ne laisse plus de répit. L’économie cubaine suffoque sous le poids du blocus américain, renforcé depuis janvier par un embargo pétrolier décrété par Donald Trump. Les coupures de courant sont généralisées. Les pénuries de nourriture, de carburant, d’eau potable et de médicaments se sont aggravées. Le gouvernement lui-même reconnaît que l’île est au bord de l’effondrement. Les réformes visent à injecter un peu d’air dans un système à bout de souffle. Le Premier ministre Manuel Marrero a toutefois tenu à rassurer : ces changements « n’impliquent en aucun cas de renoncer à la responsabilité sociale de l’État ». Une manière de dire que Cuba ne tourne pas complètement le dos à son modèle historique.
Le poids lourd de ces réformes, c’est Raul Castro. À 95 ans, l’ancien président n’a plus de fonction officielle mais reste une voix décisive. Il a envoyé une lettre de soutien au Comité central, qualifiant ces propositions de « ce qui convient le mieux à la révolution à l’heure actuelle ». Son aval est crucial pour faire accepter un virage qui ouvre la porte au privé comme jamais depuis 1962. Le président actuel, Miguel Diaz-Canel, a promis une gamme d’activités « la plus large possible » pour les entrepreneurs. Les entreprises privées, limitées à 100 salariés depuis 2021, emploient déjà un tiers de la population active. Désormais, les Cubains de l’étranger pourront investir aux mêmes conditions que les étrangers. Un petit supermarché privé de La Havane résume le sentiment général : « J’accueille favorablement tout changement qui contribue à ranimer le patient mourant. »
À lire aussi





NewsEn Ligne 5 joursSearcher, le moteur qui exposait vos données personnelles, dans le viseur de la justice



Faits DiversEn Ligne 5 joursPour 700 euros, elle transporte 2,5 kg de drogue dans un sac isotherme



ÉconomieEn Ligne 2 joursUn nouveau patron pour Ceva Logistics, le géant du transport maritime change de pilote



Faits DiversEn Ligne 3 joursPatrick Bruel évite la prison mais doit verser 500 000 euros de caution



ÉconomieEn Ligne 6 joursDes gnocchi rappelés dans toute la France à cause d’un allergène caché



ÉconomieEn Ligne 5 joursUne octogénaire tuée au couteau près de son camping dans le Gard, les gendarmes recherchent l’assaillant



NewsEn Ligne 3 joursMeurtre au Grau-du-Roi l’autopsie révèle l’usage possible d’une perceuse



Balaruc-le-VieuxEn Ligne 3 joursBalaruc-le-Vieux : Les Copains d’abord au soutien des chasseurs








