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L’accord Iran-États-Unis validé par le guide suprême mais les discussions patinent

Le guide suprême iranien a donné son feu vert au protocole d’accord avec Washington, malgré ses réserves. Mais le début des négociations directes prévu…

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L'accord Iran-États-Unis validé par le guide suprême mais les discussions patinent

Le guide suprême iranien a donné son feu vert au protocole d’accord avec Washington, malgré ses réserves. Mais le début des négociations directes prévu vendredi en Suisse est compromis par le report du déplacement du vice-président américain.

Le oui était attendu, il est tombé. Mojtaba Khamenei, le guide suprême de l’Iran, a officiellement approuvé l’accord-cadre signé cette semaine avec les États-Unis. Dans un message écrit, il précise donner son accord « malgré des réserves ». Mais il prévient déjà que les discussions à venir ne signifient pas une acceptation du point de vue de « l’ennemi ». Pourtant, le vrai test commence maintenant. Ces négociations, censées durer 60 jours reconductibles, doivent porter sur le programme nucléaire iranien et sceller une paix durable après le conflit dévastateur qui a éclaté fin février entre l’Iran d’un côté, les États-Unis et Israël de l’autre. Des milliers de morts, une économie mondiale secouée et un détroit d’Ormuz verrouillé pendant des mois.

Mais le démarrage prévu vendredi sur les hauteurs du Bürgenstock, en Suisse, reste incertain. Le vice-président américain JD Vance, qui devait représenter son pays, a reporté son voyage. La Maison Blanche explique que les plans pour les discussions techniques ne sont pas encore finalisés et que la logistique n’a jamais été simple ni prévisible. Du côté iranien, aucun signal n’a filtré sur un éventuel départ d’une délégation. Cette incertitude n’empêche pas les premières conséquences concrètes de l’accord de se faire sentir. Le blocus naval américain a été levé jeudi. Dans le détroit d’Ormuz, la circulation reprend. Plus d’une douzaine de navires ont déjà pu passer, selon JD Vance. L’Iran met en place un nouvel organisme pour gérer les demandes de traversée, mais pendant 60 jours, aucun frais ne sera perçu. Et les cours du pétrole continuent de baisser, se rapprochant des niveaux d’avant-guerre. De quoi réjouir Donald Trump, qui s’en félicite sur son réseau social.

Mais tout le monde ne partage pas cet optimisme. La presse américaine est très dure, dénonçant un accord qui offre d’énormes avantages financiers à l’Iran sans exiger le démantèlement de ses installations nucléaires. Le principal négociateur iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, affirme au contraire que cet accord « acte l’échec des États-Unis ». Il promet une réponse décisive en cas de violation des engagements. À Téhéran, certains citoyens restent sceptiques. Mina, une psychologue de 54 ans, doute que l’accord soit durable. Elle craint une reprise des hostilités après la période de 60 jours. Du côté israélien, Benjamin Netanyahu n’a pas commenté directement l’accord mais a prévenu que le combat n’était pas terminé. Alors que le texte prévoit la fin des hostilités sur tous les fronts, y compris au Liban, les frappes israéliennes continuent. Le Hezbollah revendique avoir détruit trois chars dans le sud du pays. La paix, même esquissée sur le papier, semble encore bien fragile sur le terrain.

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