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L’accord Iran-États-Unis déjà fragilisé par de nouvelles violences

Moins de 48 heures après sa signature historique, l’accord de cessez-le-feu est mis à rude épreuve. Entre frappes meurtrières au Liban et reports de…

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L'accord Iran-États-Unis déjà fragilisé par de nouvelles violences

Moins de 48 heures après sa signature historique, l’accord de cessez-le-feu est mis à rude épreuve. Entre frappes meurtrières au Liban et reports de négociations, les espoirs de paix vacillent.

Le protocole d’accord censé mettre fin à la guerre au Moyen-Orient a à peine été signé que les premières fissures apparaissent. Dans la nuit, des frappes israéliennes dans le sud du Liban ont fait 18 morts et 33 blessés selon les autorités locales. L’armée israélienne a elle aussi annoncé la mort de quatre de ses soldats, dont un haut gradé. C’est le bilan le plus lourd depuis l’annonce de l’accord lundi. Ce dernier prévoit pourtant un cessez-le-feu sur tous les fronts y compris au Liban, une condition clé posée par Téhéran en soutien au Hezbollah. La réaction du ministre israélien de la Sécurité nationale ne laisse aucun doute sur les tensions restantes. « Tout le Liban doit brûler », a lancé Itamar Ben Gvir, figure de l’extrême droite et allié du Premier ministre.

Parallèlement à ces violences, le volet diplomatique s’enlise. Le gouvernement suisse a annoncé le report des négociations prévues vendredi entre Téhéran et Washington, qui devaient lancer un processus de 60 jours sur le dossier nucléaire. Aucune nouvelle date n’a été fixée. L’absence du Premier ministre vice-président américain JD Vance et celle de l’émissaire pakistanais, médiateur des discussions, avaient déjà fait planer le doute. Ce dernier doit tenir une réunion d’urgence dimanche en Égypte avec des pays de la région. Un signe que les désaccords restent profonds.

Le guide suprême iranien Mojtaba Khamenei a lui-même approuvé l’accord avec des réserves. Dans un message écrit, il a prévenu que les futures négociations en face à face ne signifiaient pas une acceptation du point de vue américain. Pourtant, des signes d’apaisement concrets existent. Le trafic a repris dans le détroit d’Ormuz, verrouillé depuis le début de la guerre. Les forces américaines ont laissé passer plus d’une douzaine de bateaux. Téhéran a annoncé qu’aucun frais ne serait perçu pendant 60 jours. Malgré cela, les prix du pétrole remontent déjà, le baril de Brent repassant au-dessus des 80 dollars, signe que les marchés restent méfiants.

Aux États-Unis, la presse se montre sévère. L’accord-cadre offre à l’Iran d’énormes avantages financiers, notamment un fonds de 300 milliards de dollars pour la reconstruction, sans exiger le démantèlement de son infrastructure nucléaire. Le principal négociateur iranien a même parlé d’un « échec des États-Unis » et promis une réponse décisive en cas de violation. En Israël, les critiques fusent, mais JD Vance a taclé les contempteurs. « Si j’étais au gouvernement israélien, je n’attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste », a-t-il lancé. Dans les rues de Téhéran, les doutes persistent. Une psychologue de 54 ans confie ne pas croire à un accord durable, redoutant une reprise des hostilités après les 60 jours. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu n’a pas commenté directement l’accord, mais il a prévenu que le combat n’était pas terminé.

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