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L’accord entre Téhéran et Washington fait souffler un vent d’optimisme sur les marchés, mais le pétrole reste

Les Bourses mondiales ont majoritairement terminé dans le vert jeudi, portées par la signature d’un protocole d’accord entre l’Iran et les États-Unis. Un…

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L'accord entre Téhéran et Washington fait souffler un vent d'optimisme sur les marchés, mais le pétrole reste sur ses gardes

Les Bourses mondiales ont majoritairement terminé dans le vert jeudi, portées par la signature d’un protocole d’accord entre l’Iran et les États-Unis. Un signal d’apaisement qui redonne espoir aux investisseurs, même si le marché pétrolier temporise.

Les places financières ont repris des couleurs. À Wall Street, le Nasdaq a bondi de près de 2%, suivi du S&P 500 et du Dow Jones. En Europe, Paris, Francfort et Milan ont aussi gagné du terrain. Seule Londres a reculé, plombée par ses géants du pétrole. L’explication est simple l’accord signé mercredi soir entre les présidents iranien et américain prévoit la réouverture immédiate du détroit d’Ormuz, un passage stratégique pour le transport d’hydrocarbures. Les investisseurs voient dans cette nouvelle un recul des risques inflationnistes liés au conflit au Moyen-Orient.

Mais tout le monde n’est pas encore rassuré. Le marché pétrolier reste nerveux. Les opérateurs tentent d’évaluer combien de barils pourront vraiment revenir sur le marché et à quel rythme. Si le détroit doit être déminé dans les trente jours, rétablir une chaîne d’approvisionnement stable pourrait prendre plusieurs mois. Les réserves stratégiques mondiales, largement entamées pendant la guerre, devront aussi être reconstituées. Résultat le baril de Brent a fini en très légère hausse, tandis que le West Texas Intermediate a perdu un peu de terrain.

Cette journée a aussi été marquée par les décisions des banques centrales. La Réserve fédérale américaine a maintenu ses taux sans surprise, mais a laissé entendre qu’un resserrement pourrait arriver d’ici la fin de l’année pour contrer l’inflation provoquée par le conflit. De quoi refroidir les espoirs de baisse des taux que réclamait Donald Trump. Dans ce climat, le dollar a continué de grimper face à l’euro. Enfin, côté entreprises, le cabinet Accenture a dévissé de près de 18% après avoir revu ses prévisions à la baisse, entraînant dans sa chute le français Capgemini.

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