Société
La statue de la Liberté fait son show pour les 250 ans des États-Unis
Pour la première fois, le monument new-yorkais a vibré au rythme d’un spectacle laser et techno, imaginé par la France. Un show de quinze minutes diffusé…


Pour la première fois, le monument new-yorkais a vibré au rythme d’un spectacle laser et techno, imaginé par la France. Un show de quinze minutes diffusé vendredi soir sur les chaînes Disney et dimanche sur France 2.
Sur Liberty Island, la Dame de fer est devenue une scène géante. Mercredi soir, devant quelque 250 invités triés sur le volet, la statue de la Liberté s’est animée sous des lasers et sur une musique techno signée Michael Canitrot. Ce DJ français, spécialiste des spectacles monumentaux, a déjà fait danser la tour Eiffel et le Mont-Saint-Michel. Mais pour ce projet, il a dû batailler. Obtenir l’autorisation du Service des parcs nationaux américains a pris des mois de discussions entre Paris et Washington. Et la logistique a été un casse-tête, puisque l’île est restée ouverte au public pendant les préparatifs. Résultat, l’équipe a travaillé de nuit pour ne pas gêner les visiteurs.
Ce show n’est pas qu’un feu d’artifice. Il célèbre les 250 ans des États-Unis, un anniversaire que la France a voulu marquer à sa manière. Le consul général de France à New York, Cédrik Fouriscot, a insisté sur le symbole. Dans un monde marqué par les tensions, a-t-il expliqué, le fait que la France et les États-Unis créent ensemble quelque chose d’aussi spectaculaire rappelle le lien qui unit les deux pays depuis 1886, année de l’inauguration de la statue conçue par Auguste Bartholdi. Le financement, lui, a été entièrement privé. Pas un centime public n’a été dépensé.
Avant le spectacle, la Patrouille de France a survolé le monument en laissant derrière elle des traînées aux couleurs du drapeau tricolore. La formation, en tournée aux États-Unis depuis plusieurs semaines, rentrera en France le 5 juillet. Quant à la statue, elle a attiré des invités de marque, dont le secrétaire américain au Trésor Scott Bessent et le patron de JPMorgan Chase Jamie Dimon. Pour les quatre millions de touristes qui foulent chaque année Liberty Island, l’image restera gravée. La Dame de Liberté, pour une nuit, a dansé.
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