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La science climatique mise à l’épreuve à Bonn avant la COP31

Des pays en développement et l’Union européenne accusent un petit groupe de défenseurs des énergies fossiles de tenter d’affaiblir les références…

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La science climatique mise à l'épreuve à Bonn avant la COP31

Des pays en développement et l’Union européenne accusent un petit groupe de défenseurs des énergies fossiles de tenter d’affaiblir les références scientifiques lors des négociations préparatoires. En jeu : la crédibilité du Giec et l’objectif de 1,5°C.

Les discussions qui doivent préparer le sommet de la COP31 à Antalya sont perturbées. Des délégations de dizaines de pays, menées par les petits États insulaires et l’Union européenne, dénoncent des manœuvres pour remettre en cause les consensus scientifiques sur le réchauffement climatique. Selon elles, certains négociateurs cherchent à effacer des textes officiels toute mention du Giec, le groupe d’experts de l’ONU, et à repousser l’objectif de limiter la hausse des températures à 1,5°C.

Concrètement, des actions coordonnées auraient lieu dans plusieurs salles de négociation à huis clos. Un porte-parole des pays les moins avancés a parlé « d’attaques » venant d’un petit groupe défendant les intérêts des énergies fossiles. Ces pays tenteraient de supprimer les références au Giec dans les projets de textes. Ils s’opposeraient aussi à toute mention de phénomènes climatiques comme El Niño. Un diplomate de l’Alliance des petits États insulaires s’est dit « extrêmement préoccupé » par ces tentatives de « dissocier et remettre en cause les meilleures données scientifiques disponibles ».

L’enjeu est de taille. L’objectif de 1,5°C, adopté par près de 200 pays dans l’Accord de Paris en 2015, est jugé crucial par les scientifiques pour éviter les pires conséquences du changement climatique. Or, certains pays riches en pétrole, comme l’Arabie saoudite, ont déjà fait pression pour retarder la prochaine grande évaluation du Giec. L’Inde a de son côté proposé de retirer la notion de « changements irréversibles ». Face à cela, l’Union européenne appelle toutes les parties à défendre la science et à soutenir le Giec, tandis que des petits États exhortent à ne pas « jouer au chat et à la souris » avec l’avenir climatique.

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