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La maire de Nantes ciblée par des insultes racistes après une visite religieuse

Johanna Rolland, maire de Nantes, a reçu une vague de commentaires haineux sur Facebook après avoir partagé des photos de sa visite dans une mosquée. Elle…

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La maire de Nantes ciblée par des insultes racistes après une visite religieuse

Johanna Rolland, maire de Nantes, a reçu une vague de commentaires haineux sur Facebook après avoir partagé des photos de sa visite dans une mosquée. Elle dénonce une libération de la parole raciste et islamophobe et a signalé les propos._

Samedi 13 juin, Johanna Rolland n’a pas mâché ses mots. L’élue a publié un message commençant par « Ça suffit ! » après avoir vu défiler sous ses yeux des insultes racistes et islamophobes. La veille, elle avait posté des images de sa rencontre avec les responsables de l’Association culturelle des musulmans de l’est de Nantes, dans la nouvelle mosquée de la Beaujoire. Rien d’extraordinaire pour une maire qui visite régulièrement des lieux de culte cathédrale, synagogue, elle était déjà allée dans les deux. Mais cette fois, les réponses ont été d’une violence rare.

Les internautes ont déversé des propos dégradants et haineux. Johanna Rolland a tenu à rappeler l’essentiel chacun a le droit de vivre sa religion en paix. Elle a aussi souligné que certains de ces commentaires étaient tout simplement illégaux. Pour elle, ce déferlement prouve une chose la parole raciste se libère de plus en plus sur les réseaux sociaux. Elle y voit aussi un mélange toxique d’attaques misogynes, homophobes et grossophobes, rendues possibles par l’anonymat.

Face à cette situation devenue intolérable, la maire de Nantes a pris des mesures concrètes. Son équipe a immédiatement supprimé les commentaires les plus choquants et continue de modérer la publication. Surtout, elle a signalé l’ensemble des propos sur la plateforme Pharos. Ce service, créé en 2009 pour lutter contre la pédopornographie, a depuis élargi son champ d’action à toutes les formes de cybercriminalité, dont le cyberharcèlement. Rien que sur le premier semestre 2025, plus de 109 000 signalements ont été reçus, et 509 ont été traités en urgence absolue par la police et la gendarmerie. Un chiffre qui montre que les insultes racistes en ligne ne sont pas une simple anecdote.

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