Économie
La flambée du pétrole fait trembler les Bourses mondiales
Les marchés financiers hésitent alors que les tensions dans le Golfe propulsent le prix du baril vers de nouveaux sommets. Entre craintes d’inflation et…
Les marchés financiers hésitent alors que les tensions dans le Golfe propulsent le prix du baril vers de nouveaux sommets. Entre craintes d’inflation et incertitudes géopolitiques, investisseurs et banques centrales retiennent leur souffle.
Wall Street s’apprête à ouvrir en ordre dispersé ce mercredi, tandis que les Bourses européennes accusent le coup à mi-séance. Le Dow Jones et le S&P 500 devraient céder du terrain, tandis que le Nasdaq espère un léger rebond. À Paris, le CAC 40 recule de 0,24%, Francfort perd 0,83% et Londres abandonne 0,22%. Derrière cette prudence, une même cause les tensions au Moyen-Orient s’intensifient. L’aéroport du Koweït a été endommagé par une attaque de drones et de missiles iraniens, et l’armée américaine a frappé un centre de commandement sur l’île de Qechm. Les efforts diplomatiques entre Washington et Téhéran piétinent, malgré les assurances de Donald Trump. Chaque incident ravive la peur d’une fermeture prolongée du détroit d’Ormuz, passage stratégique pour le transport du pétrole.
Le pétrole flambe et avec lui, les craintes d’une nouvelle poussée inflationniste. Le baril de Brent dépasse les 97 dollars, le brut américain frôle les 96 dollars. Cette hausse inquiète les marchés, car elle pourrait pousser les banques centrales à durcir encore leur politique monétaire. La Banque centrale européenne a prévenu que l’impact sur les prix pourrait être aussi grave qu’en 2022. La semaine prochaine, elle devrait relever ses taux de 25 points de base. Même son de cloche au Japon le gouverneur Kazuo Ueda a laissé entendre qu’une hausse des taux interviendrait ce mois-ci. L’OCDE a d’ailleurs revu à la baisse ses prévisions de croissance mondiale pour 2026, pointant la hausse des coûts qui plombe la demande et l’activité des entreprises. En zone euro, l’activité du secteur privé s’est contractée en mai au rythme le plus rapide depuis 18 mois, tandis que les pressions sur les coûts atteignent leur plus haut niveau en plus de trois ans.
Du côté des valeurs, certains titres tirent leur épingle du jeu. Marvell Technology bondit de plus de 11% à Wall Street après des propos flatteurs du patron de Nvidia. Broadcom publie ses résultats trimestriels après la clôture, nouveau test pour le secteur des puces. En Europe, Valeo grimpe de 7,3% porté par des perspectives dans les centres de données et l’IA. Air Liquide gagne 2% grâce à un contrat longue durée avec le sud-coréen SK Hynix. Inditex, propriétaire de Zara, s’envole de 4% après un bon démarrage de la saison estivale. Le secteur de la distribution européenne se distingue avec un gain de 2,2%. En revanche, les services financiers souffrent, plombés par Partners Group qui dévisse de 16% après avoir limité les rachats dans l’un de ses fonds. Les rendements obligataires montent, signe que les investisseurs anticipent une inflation persistante. Le dollar reste stable face à un panier de devises, tandis que le yen flirte avec la barre des 160 pour un dollar, seuil qui avait déjà déclenché une intervention japonaise.
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