Monde
La débâcle républicaine rebat les cartes pour la Maison Blanche en 2028
La lourde défaite des républicains aux élections de mi-mandat bouleverse la course à la succession de Donald Trump. JD Vance, favori d’hier, voit son…

La lourde défaite des républicains aux élections de mi-mandat bouleverse la course à la succession de Donald Trump. JD Vance, favori d’hier, voit son ascension fragilisée par son lien avec un président en fin de parcours.
Le revers encaissé par les républicains face aux démocrates ne se résume pas à une simple défaite électorale. Il redessine déjà la bataille pour 2028 et pour la succession de Donald Trump à la Maison Blanche. Un bouleversement dont les premiers à faire les frais sont ceux qui espéraient capitaliser sur leur proximité avec le pouvoir.
JD Vance paie cher son alliance avec le président sortant. Le vice-président de 42 ans faisait figure de grand favori pour l’investiture républicaine. Il avait lié son destin à celui de Donald Trump, sillonnant les meetings dans les États disputés pendant la campagne. Le voilà désormais associé à un président en fin de parcours. Mercredi, il a tenté de prendre ses distances dans un long message publié sur X, imputant le désastre à la guerre impopulaire menée contre l’Iran. Reste à convaincre les électeurs. La manœuvre est délicate, car les vice-présidents américains butent régulièrement sur le même obstacle. En 2024, Kamala Harris avait elle aussi eu le plus grand mal à se démarquer de Joe Biden. La règle est têtue, les vice-présidents en exercice accèdent rarement à la présidence.
Le chef de la diplomatie Marco Rubio est l’autre nom qui revient avec insistance. Âgé de 55 ans, il s’est fait discret pendant la campagne des élections de mi-mandat. Mais lui aussi devra porter le poids de la guerre contre l’Iran, et s’en dégager ne sera pas simple.
La débâcle pourrait en revanche sourire à d’autres prétendants. Ron DeSantis, 48 ans, gouverneur de Floride qui quittera son poste en janvier 2027, a de quoi se positionner. Lui qui avait affronté Donald Trump pour l’investiture en 2024 parle de la victoire démocrate comme d’un « équivalent politique d’un impact de météorite ». Il souligne aussi que la Floride est l’un des rares États où les républicains ont réussi à contenir leurs adversaires. Ted Cruz, 55 ans, sénateur du Texas, laisse lui aussi la porte ouverte après avoir ferraillé avec Donald Trump en 2016. Ses chances pourraient toutefois avoir souffert des percées démocrates dans ce bastion conservateur.
Chez les démocrates, les candidats potentiels ne manquent pas, et le scrutin de mi-mandat a dopé certaines trajectoires. Jon Ossoff, sénateur de Géorgie de 39 ans, a relancé les spéculations par sa réélection, malgré ses démentis. Josh Shapiro, 53 ans, gouverneur de Pennsylvanie un temps pressenti comme colistier de Kamala Harris en 2024, a lui aussi été réélu dans cet État clé où les scrutins se jouent souvent à peu de chose.
Avant le vote, Kamala Harris, 62 ans, partait favorite pour l’investiture. Mais beaucoup, dans son camp, préféreraient miser sur une figure qui n’a pas déjà perdu une élection. Gavin Newsom, 59 ans, gouverneur sortant de Californie et opposant régulier à Donald Trump, incarne une autre option. Il risque pourtant d’être perçu comme un représentant de l’ancienne garde, dans un parti qui cherche à promouvoir ses nouvelles figures. Alexandria Ocasio-Cortez, élue de gauche de New York, pourrait se lancer. Elle disait y réfléchir en septembre, tout en s’interrogeant sur les chances de victoire dans un pays qui a rejeté deux femmes candidates à la présidence, en 2016 et en 2024. D’autres noms circulent encore, comme le gouverneur de l’Illinois JB Pritzker, réélu mardi pour un troisième mandat, le gouverneur du Kentucky Andy Beshear ou le sénateur de l’Arizona et ancien astronaute Mark Kelly.
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