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La climatisation l’été, le carburant l’hiver le RN adapte son discours au mercure

Le Rassemblement national change de position sur le climat selon la saison. En pleine canicule, il mise sur la climatisation en hiver, il réclame une…

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La climatisation l'été, le carburant l'hiver le RN adapte son discours au mercure

Le Rassemblement national change de position sur le climat selon la saison. En pleine canicule, il mise sur la climatisation en hiver, il réclame une baisse des prix de l’énergie.

L’été, le parti de Marine Le Pen ressort son plan climatisation. Dès les premières vagues de chaleur, ses députés promettent des prêts à taux zéro pour équiper les écoles, les maisons de retraite et les logements. Le tout avec des intérêts payés par l’État et un financement qui reste flou. Le chiffrage est colossal près de 40 milliards d’euros pour climatiser et isoler. Mais le détail du plan n’est pas encore ficelé. Un de ses lieutenants parle même d’un projet pas encore arbitré en interne. Pendant ce temps, le parti propose aussi de supprimer des agences comme celle de l’environnement ou celle de la biodiversité et de couper les subventions aux éoliennes. Une énergie jugée trop intermittente loin derrière le nucléaire selon eux.

Six mois plus tôt, dès les premiers froids de décembre, le RN changeait totalement de ton. Il exigeait alors une baisse des prix des carburants et s’attaquait à la fiscalité sur l’essence et le diesel. Une demande répétée tout l’hiver, d’autant plus forte avec la guerre en Iran qui fait grimper les prix à la pompe. Pour Marine Le Pen, l’énergie reste un bien de première nécessité. Elle refuse l’idée de décroissance et mise sur le progrès technique. L’homme selon elle doit pouvoir continuer à vivre dans le confort malgré le changement climatique. Un argument qui lui permet de concilier des positions contradictoires selon la météo.

Ce double discours s’accompagne d’une évolution sur le fond. Il y a quelques années, Marine Le Pen jugeait le GIEC très alarmiste. Ses proches parlaient de propagandistes et appelaient à ne pas suivre bêtement les données de l’organisme onusien. Aujourd’hui, le ton a changé. Un de ses députés admet que le travail du GIEC est incontestable et qu’il faudrait être fou pour ne pas s’inquiéter. Marine Le Pen elle-même nuance elle explique que les rapports contiennent des hypothèses différentes et que les médias retiennent les plus graves. Mais dans les rangs du parti, on assure désormais qu’il n’y a plus de remise en cause des analyses. Seules les recommandations peuvent être contestées. Une ligne de crête pour un parti qui navigue entre climatoscepticisme d’hier et réalisme estival.

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