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La canicule fait plier les rails et exploser les retards à Montparnasse

Dimanche 21 juin, la dilatation des rails sous l’effet des fortes chaleurs a paralysé le trafic des TGV au départ et à l’arrivée de Paris-Montparnasse.…

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La canicule fait plier les rails et exploser les retards à Montparnasse

Dimanche 21 juin, la dilatation des rails sous l’effet des fortes chaleurs a paralysé le trafic des TGV au départ et à l’arrivée de Paris-Montparnasse. Résultat des retards de près de deux heures pour les voyageurs du Sud-Ouest et de la Bretagne.

Le métal n’aime pas la chaleur extrême. Sous un soleil de plomb, les rails se dilatent, se déforment, et ce qui devait être une ligne à grande vitesse devient un chemin semé d’embûches. C’est exactement ce qui s’est passé dimanche après-midi à Saint-Léger-des-Aubées, en Eure-et-Loir. Un rail a gonflé sous la température, provoquant une panne d’aiguillage qui a bloqué tout le réseau TGV vers le Sud-Ouest et la Bretagne. Résultat des trains partis de Paris-Montparnasse ont accumulé jusqu’à deux heures de retard. Un TGV pour Lannion et Brest, un autre pour Bordeaux-Saint-Jean, tous ont subi la chaleur comme un ennemi invisible.

La SNCF tente de colmater les brèches, mais la nature a le dernier mot. L’incident technique était officiellement réglé vers 14 heures, mais les retards ont continué de s’accumuler sur les lignes. Pour éviter le chaos total, les trains ont été redirigés vers les voies classiques, moins rapides, plus sinueuses. Une solution de fortune qui allonge les trajets et exaspère les voyageurs. Jean Castex, le patron de la SNCF, avait prévenu plus tôt dans la journée que 3500 agents surveillaient en permanence les rails, les caténaires et la signalisation. Mais il l’a reconnu beaucoup de ces équipements supportent très mal les très fortes températures. La canicule, avec 35 départements en vigilance rouge, transforme le réseau en un champ de mines thermiques.

Ce n’est pas un incident isolé. La veille, à Toulouse, le trafic avait déjà été totalement interrompu à la gare Matabiau pour les mêmes raisons. Les rails, quand ils chauffent, se dilatent et créent des tensions qui peuvent faire dérailler les aiguillages ou même tordre les voies. La SNCF multiplie les rondes de surveillance, mais face à des températures records, l’infrastructure montre ses limites. Pour les voyageurs, c’est la galère assurée. Entre l’attente sur les quais, les annonces de retard qui s’enchaînent et la chaleur étouffante dans les gares, l’été 2026 commence à ressembler à un test de résistance pour le rail français.

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