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La canicule fait monter les risques de noyade : voici pourquoi se jeter à l’eau peut être fatal
Avec les températures qui grimpent jusqu’à 39°C dans 60 départements, la baignade devient un réflexe tentant. Mais chaque été, les épisodes de forte…


Avec les températures qui grimpent jusqu’à 39°C dans 60 départements, la baignade devient un réflexe tentant. Mais chaque été, les épisodes de forte chaleur voient exploser les noyades accidentelles à cause d’un choc thermique souvent sous-estimé.
Le mercure flirte avec les 40 degrés et l’envie de plonger dans une rivière, un lac ou même une piscine naturelle est presque irrésistible. Pourtant, ce réflexe peut tourner au drame. Quand la température de l’air dépasse les 35°C, l’eau reste elle souvent beaucoup plus froide. Cette différence brutale provoque un choc thermique : le corps, brutalement refroidi, peut déclencher un malaise, une perte de conscience ou un arrêt cardiaque. Le 16 juin dernier, un jeune homme d’une vingtaine d’années est décédé dans l’Oise alors qu’il se rafraîchissait avec des amis sur les bords de l’Aisne. Un drame loin d’être isolé.
Pour éviter ces accidents, les autorités sanitaires rappellent des gestes simples mais vitaux. Il faut d’abord choisir des zones de baignade surveillées. Ensuite, ne jamais sauter dans l’eau sans s’être mouillé progressivement la tête, la nuque et le ventre. Il est aussi déconseillé de s’exposer au soleil juste avant de se baigner. L’alcool est à bannir totalement, tandis qu’il faut boire beaucoup d’eau en amont. En cas d’urgence, trois numéros sont à connaître : le 15, le 18 et le 112.
Mais le problème ne se limite pas aux comportements individuels. La France manque de maîtres-nageurs sauveteurs environ 5 000 professionnels font défaut. En cause des salaires trop faibles, des conditions de travail usantes et un coût de formation prohibitif. Résultat de nombreuses plages et plans d’eau ne sont surveillés qu’en juillet et août, laissant juin et septembre sans filet de sécurité. Certaines communes innovent pourtant Dieppe a étendu sa surveillance à plusieurs week-ends de juin et septembre. Les Landes, elles, ont mis en place une veille tout au long de l’année. Ailleurs, on fait appel aux pompiers, à des gendarmes réservistes, à des drones ou même à des retraités pour garder un œil sur les baigneurs. Car la canicule ne fait pas de pause et la prudence non plus.





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