News
L essence se fait rare à Moscou après les frappes ukrainiennes
Les Moscovites subissent des files d’attente et des restrictions à la pompe. Chauffeurs de taxi et particuliers expriment leur lassitude face à une…


Les Moscovites subissent des files d’attente et des restrictions à la pompe. Chauffeurs de taxi et particuliers expriment leur lassitude face à une pénurie qui s’étend.
Safarali Nazarov a 55 ans et conduit un taxi à Moscou. Ces derniers jours, son quotidien est devenu un enfer. Il raconte devoir patienter une heure ou une heure et demie devant les stations-service du géant pétrolier Lukoil. « C’est vraiment très tendu », confie-t-il. Au point qu’il envisage de jeter l’éponge. Devant lui, une quinzaine de véhicules attendent leur tour. Et à 200 kilomètres de la capitale, la situation empire encore. Là-bas, les automobilistes n’obtiennent même pas dix litres d’essence. Par endroits, les pompes sont tout simplement vides.
Cette pénurie n’a rien d’un accident. Depuis plusieurs mois, l’Ukraine intensifie ses frappes de drones longue portée contre les infrastructures énergétiques russes. L’objectif est clair: priver le Kremlin d’une manne financière indispensable à la guerre. La semaine dernière, une attaque ukrainienne a notamment provoqué un incendie spectaculaire dans une raffinerie située au sud-est de Moscou. En représailles, le gouvernement russe a imposé des restrictions sur la vente d’essence dans tout le pays. Les exportations sont limitées et les détaillants doivent désormais fournir en temps réel leurs stocks à l’État, pour mieux coordonner la réponse. Le vice-Premier ministre Alexandre Novak a assuré que la situation était « sous contrôle », tout en reconnaissant qu’elle n’était « pas facile ».
Du côté des Moscovites, les avis divergent. Iana Svarovskaïa, 44 ans, conductrice de taxi, confirme que les « longues files d’attente » sont devenues habituelles et que certaines stations de son quartier ont fermé. À l’inverse, Daria, une jeune femme de 25 ans, relativise. Selon elle, soit il y a du carburant et l’attente ne dépasse pas quinze minutes, soit la pompe est fermée et on passe à la suivante. « Ce n’est pas vraiment stressant », assure-t-elle. Pourtant, dans les régions les plus touchées comme la Crimée annexée ou le sud-ouest de la Russie, les pénuries sont sévères. Des journalistes de l’AFP ont constaté mercredi des files d’attente devant plusieurs stations moscovites, certaines limitant les ventes à 30 litres par personne. Un rationnement qui n’est plus un cas isolé, jusqu’en Sibérie et en Extrême-Orient. Pour les chauffeurs de taxi comme Safarali, le compte à rebours est lancé.





PolitiqueEn Ligne 5 joursLes députés rejettent le budget 2027, Lecornu face à un casse-tête



Faits DiversEn Ligne 2 joursMimi Marchand jette l’éponge en pleine audience, Karine Le Marchand vide son sac



SociétéEn Ligne 6 joursTrois mille remplaçants débarquent dans les lycées les plus tendus



Faits DiversEn Ligne 6 joursRima Hassan porte plainte après une vidéo où un fusil est braqué vers la caméra



MondeEn Ligne 6 joursSantiago ensevelie sous la boue, un quartier cossu déclaré zone de catastrophe



EuropeEn Ligne 4 joursTrump réclame un nouveau président en Ukraine et Zelensky dénonce un écran de fumée



ÉconomieEn Ligne 7 joursCarburant, la CGT serre les vannes dans les raffineries TotalEnergies



PolitiqueEn Ligne 6 joursLe Rassemblement national rate sa journée à l’Assemblée, bloqué par la gauche et le centre








