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Keir Starmer pris dans la tourmente politique
Deux ans après avoir juré de réparer un Royaume-Uni cassé, le Premier ministre est devenu l’un des plus impopulaires de l’histoire récente. Son rival au…


Deux ans après avoir juré de réparer un Royaume-Uni cassé, le Premier ministre est devenu l’un des plus impopulaires de l’histoire récente. Son rival au sein du Labour, Andy Burnham, gagne du terrain et pourrait bien lui ravir la place.
Keir Starmer avait promis la stabilité. Aujourd’hui, son fauteuil tremble. Arrivé au 10 Downing Street en juillet 2024 avec une large majorité, le chef du Labour a vu son autorité s’éroder mois après mois. La défaite cuisante des travaillistes aux élections locales de mai 2026, qui a vu le parti perdre des bastions historiques, a sonné l’alarme. Starmer a bien assuré prendre ses responsabilités, mais il refuse de partir. Son argument pour tenir bon : ne pas plonger le pays dans le chaos. Un mantra qui commence à lasser.
Les difficultés économiques ne l’aident pas. Le coût de la vie flambe, les services publics sont exsangues après des années d’austérité, et les Britanniques peinent à voir le cap fixé par leur Premier ministre. Starmer se dit pragmatique, pas idéologue. Mais cette absence de vision lui est reprochée. Un livre sur son parcours, signé par deux journalistes, rapporte même une phrase cinglante : il n’y aurait pas de « starmerisme » et il n’y en aura jamais. Son ton de juriste, d’abord perçu comme sérieux, semble désormais manquer de flamme. Il a dû reculer sur plusieurs mesures jugées antisociales, sous la pression de sa propre gauche.
Les affaires ont aussi fragilisé son gouvernement. Plusieurs ministres ont dû démissionner, dont Angela Rayner en septembre 2025. L’affaire Peter Mandelson, nommé ambassadeur à Washington puis limogé pour ses liens avec Jeffrey Epstein, a laissé des traces. Et la démission du ministre de la Défense John Healey en juin, qui l’a jugé incapable de garantir un budget militaire suffisant, a porté un coup dur à sa crédibilité. Sur la scène internationale, Starmer a pourtant réussi à redonner du poids au Royaume-Uni en Europe et à tenir tête à Donald Trump. Mais sur le plan intérieur, c’est le vide. Et avec l’ascension d’Andy Burnham, vainqueur d’une législative partielle près de Manchester, l’heure de la succession pourrait sonner plus vite que prévu.





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