Nous rejoindre sur les réseaux

Monde

Keiko Fujimori au coude-à-coude avec son rival de gauche au Pérou

Un scrutin présidentiel se joue à quelques points d’écart entre la candidate de droite et l’ancien ministre de gauche. Après des années de crise…

Article

le

Keiko Fujimori au coude-à-coude avec son rival de gauche au Pérou

Un scrutin présidentiel se joue à quelques points d’écart entre la candidate de droite et l’ancien ministre de gauche. Après des années de crise politique, les Péruviens ont choisi le moindre mal.

Dimanche, les Péruviens se sont massivement rendus aux urnes pour élire leur neuvième président en dix ans. Et le résultat est d’une rare incertitude. Keiko Fujimori, 51 ans, est créditée d’une avance infime sur Roberto Sanchez, 57 ans, avec environ 50,7 % des voix contre 49,3 % selon les sondages de sortie des urnes. Un écart si mince que la légitimité du vainqueur pourrait être contestée, redoutent les analystes.

La candidate de droite revendique l’héritage contrasté de son père, l’ex-président Alberto Fujimori, qui a stabilisé l’économie et vaincu les guérillas, mais a été condamné pour corruption et crimes contre l’humanité. De son côté, Roberto Sanchez, qui se présente pour la première fois, mise sur le soutien des régions andines laissées pour compte. Il promet la grâce pour l’ancien président emprisonné Pedro Castillo, dont il reprend le flambeau politique. Les deux candidats peinent à susciter l’enthousiasme. Au premier tour, ils n’avaient recueilli ensemble que 30 % des suffrages.

L’insécurité est l’autre grande obsession des électeurs. Près de 70 % d’entre eux veulent que le futur président en fasse sa priorité. Lima a vu son taux d’homicides tripler en cinq ans, et les chauffeurs de bus sont particulièrement ciblés par l’extorsion. Keiko Fujimori promet l’armée dans les rues et l’expulsion des étrangers condamnés. Roberto Sanchez, lui, mise sur une réforme des institutions et de la police. Quel que soit le vainqueur, il devra gouverner un pays usé par une instabilité politique permanente, où huit présidents se sont succédé depuis 2016. Un étudiant de 23 ans résume le sentiment général : “Nous avons dû choisir le moindre mal.”

À lire aussi

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus