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Indemnisation des vols retardés les compagnies aériennes contre-attaquent

Le Parlement européen veut renforcer vos droits en cas de retard, mais les compagnies crient au scandale et à la facture trop salée. Au cœur du débat, un…

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Indemnisation des vols retardés les compagnies aériennes contre-attaquent

Le Parlement européen veut renforcer vos droits en cas de retard, mais les compagnies crient au scandale et à la facture trop salée. Au cœur du débat, un règlement vieux de vingt ans qui pourrait bien être maintenu.

C’est un classique du transport aérien qui revient sur le tapis. Depuis 2004, un règlement européen oblige les compagnies à verser jusqu’à 600 euros aux passagers dont le vol arrive avec plus de trois heures de retard. Le texte est en pleine renégociation à Bruxelles. En juin 2025, une majorité des États membres a voté pour réduire cette indemnisation jugée trop coûteuse. Mais en janvier 2026, le Parlement européen a dit non, à une très large majorité. Pire pour les compagnies, les eurodéputés veulent même renforcer les droits des voyageurs. Un compromis doit maintenant être trouvé.

L’Association du transport aérien international (Iata) ne décolère pas. Réunie à Rio pour son assemblée générale, elle a vivement critiqué ce possible statu quo. Son vice-président pour l’Europe, Rafael Schvartzman, a dénoncé un système qui coûte déjà huit milliards d’euros aux transporteurs. Selon lui, le processus a pris un mauvais virage et le transport aérien est traité comme un punching-ball politique. Il estime que les propositions actuelles sont loin du compte et que, si la réforme n’apporte pas d’amélioration significative, autant garder la règle actuelle. L’Iata va plus loin en qualifiant ce règlement de Robin des bois à l’envers. Son calcul est simple 99% des passagers paieraient un surcoût pour indemniser 1% d’entre eux, ceux qui subissent vraiment un retard. Les compagnies disent aussi être poussées à annuler des vols pour éviter des cascades de retards et donc des indemnités en série.

Pourtant, un projet d’accord circule. Il maintiendrait le seuil des trois heures, mais les formulaires d’indemnisation ne seraient plus préremplis. Un détail qui peut tout changer pour les passagers. En attendant, Rafael Schvartzman se montre optimiste pour l’été. Les réservations sont en hausse par rapport à 2025. Avec un contexte géopolitique tendu, les touristes européens devraient voyager près de chez eux. Les compagnies misent sur ces courts trajets pour remplir leurs avions, tandis que le bras de fer sur vos droits continue.

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