Économie
Google obligé de jouer la transparence sur son moteur de recherche au Royaume-Uni
Le régulateur britannique de la concurrence impose deux nouvelles règles à Google pour forcer plus d’équité et de clarté dans ses résultats de recherche.…

Le régulateur britannique de la concurrence impose deux nouvelles règles à Google pour forcer plus d’équité et de clarté dans ses résultats de recherche. Les entreprises et les utilisateurs devraient y gagner, sous six mois maximum.
L’Autorité de la concurrence et des marchés (CMA) ne lâche pas Google. Ce mercredi, elle a annoncé deux obligations précises que le géant américain doit respecter au Royaume-Uni. La première vise à rendre les classements des résultats de recherche plus compréhensibles et plus justes pour les entreprises. Concrètement, une société qui vend des chaussures ou propose des services en ligne doit pouvoir savoir comment Google la positionne dans ses pages. Cela peut sembler technique, mais c’est un enjeu de taille. Will Hayter, responsable à la CMA, explique que la recherche en ligne est un passage obligé pour toucher des clients. Des règles claires permettraient aux entreprises de mieux prévoir leurs investissements et de se développer.
La deuxième obligation touche directement les utilisateurs. Google devra leur permettre de récupérer leurs données de recherche et de les transférer vers d’autres services tiers, comme des applications de voyage ou de shopping. L’idée est d’ouvrir le jeu. Si vous cherchez des vols, vous pourrez récupérer l’historique de vos requêtes pour l’injecter dans un comparateur concurrent. Google assure de son côté que ses systèmes de classement sont déjà équitables et transparents. Dans une réaction transmise à l’AFP, l’entreprise dit vouloir travailler « de manière constructive » avec la CMA. Mais pour l’instant, elle doit plier. Elle a six mois pour appliquer la règle sur l’équité envers les entreprises, et trois mois pour celle sur la portabilité des données.
Cette décision s’inscrit dans la lignée du nouveau statut « stratégique » attribué à Google par la CMA en octobre dernier. À l’image du règlement européen sur les marchés numériques (le fameux DMA), ce statut soumet le moteur de recherche à des règles plus sévères que ses concurrents. Le régulateur avait déjà réclamé début juin que Google laisse les sites web, y compris les médias, refuser que leurs contenus nourrissent les fonctionnalités de recherche basées sur l’intelligence artificielle. La CMA prévient que d’autres annonces suivront dans les semaines à venir. Bref, le bras de fer ne fait que commencer.
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